Polisario : Les violations des droits de l’Homme dénoncées à Genève

Au cours de ces entrevues tenues, en marge de la 6ème session du Conseil des droits de l’Homme (CDH), les membres d’une délégation des ONG des provinces du Sud ont fait part à l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), d’Amnesty International (AI) et de Human  Rights Watch (HRW) des violations graves des droits de l’Homme qui continuent à être perpétrées dans les camps de Tindouf, en Algérie.
Les membres de la délégation ont saisi l’occasion du lancement des célébrations du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme pour relater les souffrances psychiques et physiques qu’ils ont subies dans les camps de  Tindouf et que leurs compatriotes toujours séquestrés dans ces camps en Algérie continuent à subir. Ils ont souligné que la majorité des Sahraouis se trouve dans les provinces du sud et que les populations dans les camps de Tindouf sont constituées en grande majorité d’Algériens et de ressortissants d’autres pays. Les  chiffres avancés par le Polisario sur les séquestrés sont sciemment exagérés  afin d’extorquer le maximum d’aides possibles aux organisations humanitaires,  ont-ils déploré. Evoquant la question de l’aide humanitaire, ils ont indiqué qu’entre  l’arrivée dans les ports algériens et l’acheminement des approvisionnements aux camps de Tindouf, cette aide est en proie aux détournements et à la contrebande  avant d’être écoulée dans le circuit commercial en Algérie même et dans les  marchés du Mali et de la Mauritanie. Par ailleurs, les dirigeants du Polisario recourent aux mêmes intrigues s’agissant des visites des responsables des organisations humanitaires dans les camps. Comme celles-ci sont programmées à l’avance, tous les subterfuges sont bons pour camoufler la réalité, ont-ils encore fait savoir.
Les membres de la délégation ont également fait part à leurs interlocuteurs de la situation sociale, sanitaire et éducative alarmante dans les camps de Tindouf, ce qui a poussé la majorité des jeunes et des intellectuels à  retourner dans leur pays le Maroc. Ces derniers ont exprimé à maintes reprises  leur lassitude face à des dirigeants qui se sont arrogés, depuis les années 70, le droit de parler en leur nom sans leur laisser la liberté de choix, alors  qu’ils ne se retrouvent guère dans cette représentativité imposée. La délégation a dénoncé à cette occasion le black out dans les camps de Tindouf, alors que la liberté de circulation est garantie au Maroc. Les  membres de la délégation ont demandé à leurs interlocuteurs de faire pression  sur le «Polisario» pour ouvrir les camps de Tindouf aux militants des droits de l’Homme sahraouis qui défendent une opinion différente, la marocanité du Sahara en l’occurrence.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *