Pont de la solidarité algéro-marocaine

Ayant séjourné dans le pays de l’Emir Abdelkader le mois dernier, dans le cadre d’un colloque international organisé par l’université d’Adrar, et pour visiter frères et amis, j’ai éprouvé le désir de partager avec vos lecteurs mes impressions de voyage et mes sentiments profonds : La wilaya d’Adrar se situe à 1750 km au sud-ouest d’Alger et abrite 4 aéroports pour 320.000 habitants, 22.000 lignes téléphoniques et un projet d’université africaine d’une capacité de 6.000 lits. Elle a une superficie de 427.000 km2 et constitue la plus grande wilaya du territoire. Le thème du colloque portait sur le dialogue algéro-africain et le développement des régions sahariennes.
J’ai vécu de près la dimension spirituelle et culturelle de cette région et constaté la similitude des traditions. Similaires et comparables, également, les attentes de nos populations de part et d’autre, au vu des formidables potentialités économiques et touristiques de ces régions sahariennes. Tout au long de notre séjour à Adrar, la curiosité des universitaires algériens et étrangers nous interpellait sur l’évolution du Maroc, sur les différents plans socio-économiques, depuis l’avènement de S.M. le Roi Mohammed VI. Les personnes côtoyées autour des Zaouias et des Ksours voulaient s’enquérir de leurs frères marocains qu’ils aiment et qu’ils respectent. Depuis le 10 novembre 2001, ayant vécu de près les terribles inondations d’Alger, et suite à l’élan spontané et généreux du Maroc et de notre Souverain, je suis fermement persuadé que quelque chose a changé dans le bon sens. La communauté algérienne du Maroc a organisé, dernièrement une soirée de solidarité avec les sinistrés, au club équestre Lalla Amina, aux côtés de nombreux Marocains, qui a vite pris la forme d’une grande kermesse culturelle algéro-marocaine, où l’on distinguait difficilement la nationalité des uns et des autres.
Les témoignages de compassion et de soutien rivalisaient avec les déclarations de gratitude et de reconnaissance, et la coopération des élus et des autorités de la préfecture de Aïn Chock-Hay Hassani, a été chaleureusement et efficace, à l’image et à l’honneur des valeurs spirituelles et culturelles reconnues à notre pays.
L’université, avec les autres composantes culturelles et économiques de la société civile, pourrait jouer un rôle essentiel de concertation et de dialogue interactif entre nos pays.
L’entreprise marocaine et les organismes de promotion, encadrés par nos banquiers, pourraient également adopter une démarche plus dynamique pour prospecter et identifier les grandes opportunités qu’offre le marché algérien.

• Belkacem Boutayeb
Consultant de banques

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