Pose des sabots : La grogne monte à Tanger

Pose des sabots : La grogne monte à Tanger

Un nouveau sit-in de protestation vient d’être organisé

Les protestataires considèrent cette pratique abusive, injuste et à l’encontre de toute initiative visant à améliorer la fluidité de circulation à l’intérieur du périmètre urbain.

La colère monte chez les Tangérois. Lancées au début sur les réseaux sociaux, les protestations contre la pose des sabots aux véhicules se poursuivent de plus belle à travers les quatre coins de la métropole. Un nouveau sit-in a été organisé, dernièrement, en face du siège de la mairie de Tanger, et ce pour montrer le mécontentement à l’égard de cette pratique, mais aussi contre la cherté des tarifs du simple stationnement ou du montant de l’amende relative aux infractions constatées pour la même raison dans l’ensemble des rues et avenues de la ville. Les protestataires considèrent cette pratique abusive, injuste et à l’encontre de toute initiative visant à améliorer la fluidité de circulation à l’intérieur du périmètre urbain. Cette manifestation vient en réponse à l’appel d’un collectif des Tangérois via la page Facebook de lutte contre la pose des sabots, mise en place il y a plus de quatre mois et à l’issue de ce mouvement protestataire. D’autant plus que dans son rapport annuel au titre de 2016 et 2017, «la Cour des comptes confirme l’illégalité de cette pratique d’immobilisation des véhicules par des sabots», conviennent les protestataires.

Devant la montée de la grogne, la société en charge de la gestion déléguée du secteur, Somagec Parkings, veut aller de l’avant dans son projet conformément aux dispositions du contrat la liant à la commune. Il y a lieu de citer que ce dossier a quelquefois été marqué par de vives tensions entre la société concessionnaire et des représentants du mouvement contestataire. Surtout que des opérations réalisées de manière illicite par de simples usagers pour enlever des sabots de leurs propres véhicules ou ceux d’autrui ont été filmées pour être ensuite postées sur des réseaux sociaux. Quelques-uns ont dû comparaître en justice en vue de répondre de leurs actes.

Créée par de simples usagers, la page Facebook pour la lutte contre la pose des sabots sert de tribune pour ses 30 mille abonnés et autres sympathisants en vue d’exprimer leur mécontentement ainsi que de communiquer et échanger entre eux des informations liées à leur mouvement contestataire. En plus d’une série de sit-in, ce mouvement est marqué de temps à autre par des défilés d’automobilistes parcourant les principales avenues au bruit de klaxons en signe de dénonciation de cette pratique.

Il est à rappeler que la société Somagec a été choisie en 2015 pour la mise en place et l’exploitation du grand projet de parking souterrain pour un investissement global de 600 millions de dirhams. L’objectif de ce projet est de doter la ville d’une capacité globale de près de 3.000 places de stationnement supplémentaires situées pour leur majorité dans la corniche et des plus importantes artères au centre-ville.

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