Positionnement du Maroc à l’international : L’IRES livre son analyse sur le développement humain au Maroc

Positionnement du Maroc à l’international : L’IRES livre son analyse sur le développement humain au Maroc

Le positionnement du Maroc reste principalement affecté par la durée de scolarisation des Marocains qui n’est en moyenne que de 5,5 années en 2017 contre 6,7 années pour les pays à développement moyen et 12,2 années pour les pays à développement humain très élevé.

L’Institut Royal de recherche des études stratégiques (IRES) a récemment publié son tableau de bord stratégique afin de donner un aperçu du positionnement du Maroc sur le plan international dans tous les domaines : politique, économique, social, culturel et environnemental. L’IRES a ainsi passé au crible 187 indicateurs stratégiques permettant d’examiner si la position du Royaume à l’international s’est améliorée, a stagné ou a reculé. En matière de développement humain, l’Institut dresse un tableau plutôt mitigé.

Le Maroc occupe la 123ème place sur 189 pays en matière de développement humain, selon le rapport 2018 du PNUD. L’IRES note à ce sujet que le positionnement du Maroc reste principalement affecté par la durée de scolarisation des Marocains qui n’est en moyenne que de 5,5 années en 2017 contre 6,7 années pour les pays à développement moyen et 12,2 années pour les pays à développement humain très élevé.

Pour ce qui est de l’indice de prospérité et de bien-être, en l’espace de 8 années le Maroc a perdu 35 places en passant de la 62ème place en 2009 à la 97ème position en 2017. Cette situation s’explique par «les performances insuffisantes affichées par le pays en termes de capital social, d’éducation et de gouvernance. Néanmoins, le Maroc demeure toujours bien classé au titre des composantes de l’indice, inhérentes à la sécurité et à l’environnement naturel».

Au niveau de l’indice de progrès social, le Maroc a affiché une légère amélioration de son positionnement en se classant à la 78ème place en 2017 alors qu’il occupait la 91ème position en 2013. Cet indice classe les pays selon six catégories en fonction de leur progrès social. Le Maroc appartient à la 4ème catégorie qui regroupe les pays caractérisés par leurs contre-performances dans les domaines de l’éducation avancée et de l’inclusion sociale. En matière d’indice de la croissance inclusive, le Maroc a occupé la 45ème place en 2017.

Le pays a enregistré des performances relativement élevées en matière d’inclusion et d’équité intergénérationnelle. Dans son document, l’IRES fait remarquer que ce positionnement du Maroc pourrait être amélioré si à l’avenir le pays parvient à accroître substantiellement le niveau de revenu de ses habitants et à éradiquer définitivement la pauvreté. Par ailleurs, le rapport pointe du doigt la mauvaise performance du Maroc concernant l’indice de capital humain. Le pays est ainsi passé de la 82ème place en 2013 à la 118ème place en 2017. Ce mauvais positionnement est dû aux contre-performances du système national d’éducation et les insuffisances des politiques publiques en faveur des jeunes et des personnes âgées.

Dans l’édition 2017 du Forum économique mondial (WEF),  le pays est classé à la 121ème place pour la composante relative à l’emploi et à la 108ème place pour celle liée au savoir-faire. Toujours dans le cadre du développement humain, le rapport relève une augmentation significative du taux de suicide au Maroc en passant de 2,7 pour 100.000 habitants en 2000 à 5,2 pour 100.000 habitants en 2015. L’IRES signale que bien que ce taux soit inférieur à la moyenne mondiale, il commence à devenir inquiétant.

«La mise en place d’un guide de prévention contre ce fléau et d’associations d’écoute des désarrois qui guettent les personnes vulnérables à ce phénomène ainsi que la sensibilisation de la population au rôle primordial de la famille pourraient réduire la progression du nombre de suicides», conclut l’Institut.

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