Poudre de lait dans la fabrication des laits pasteurisé et UHT : L’utilisation est interdite depuis 18 ans

Poudre de lait dans la fabrication des laits pasteurisé et UHT : L’utilisation est interdite depuis 18 ans

Le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts le confirme. L’utilisation de la poudre de lait dans la fabrication des laits pasteurisé et UHT est interdite au Maroc depuis 2000.

Pour le lait UHT, elle n’est possible qu’en cas de dérogation basée sur des besoins spécifiques. Une décision qui tend à protéger l’amont agricole et les intérêts des petits éleveurs et paysans. «L’utilisation de la poudre de lait dans la fabrication des laits pasteurisé et UHT est interdite en vertu de l’article 9 du décret n°2-00-425 du 7 décembre 2000 relatif au contrôle de la production et de la commercialisation du lait et produits laitiers. L’objectif d’un tel parti pris émane de la volonté du Maroc de protéger les petits éleveurs et agriculteurs à travers le maintien d’une activité de collecte de lait frais constante et régulière», souligne le ministère. De même, un projet de décret est en cours visant à renforcer le contrôle et la traçabilité de l’utilisation du lait en poudre protégeant de la sorte la filière de tout déséquilibre.

La tutelle vient, en effet, apporter un éclairage concernant l’utilisation de la poudre de lait dans la fabrication des laits pasteurisé et UHT en mettant en relief les différents aspects liés à cette question. S’agissant de la reconstitution du lait à partir des préparations laitières et du beurre, elle ne présente pas d’intérêt économique particulier. La tutelle précise dans ce sens que le coût du lait reconstitué se situerait à 4 dirhams le litre, soit 15% plus cher que le prix moyen du lait payé aux producteurs par les industriels laitiers. «Ceci étant, l’utilisation de la poudre de lait ou préparation laitière en poudre dans toutes sortes d’aliments ne représente aucun enjeu sanitaire», affirme le ministère. A noter que la poudre de lait ou préparation laitière en poudre est commune et autorisée pour la préparation des dérivés laitiers. Citons dans ce sens  les laits fermentés, yaourts, fromages et desserts lactés et pour la fabrication de divers produits (chocolat, biscuits, confiserie, etc). Les opérateurs agroalimentaires en importent régulièrement. 

A fin mai, 14.700 tonnes de poudre de lait et des préparations laitière en poudre ont été importées. De ce volume, seulement 28%, soit 4.100 tonnes importées, ont été réalisées par les industriels laitiers représentant 5% de la production nationale de lait pendant cette période. Le ministère a par ailleurs rappelé le rôle que joue l’Office national de la sécurité sanitaire et alimentaire (ONSSA) en vue de prévenir toute irrégularité. L’ONSSA mène régulièrement des opérations de veille et de contrôle sanctionnant ainsi tout écart ou infraction aux réglementations en vigueur.  Multiples sont les actions qui ont été menées dans ce sens. 

Des bilans matières ont été effectués sur les cinq premiers mois de l’année et ce sur la base des registres présentés par les industriels. Il ressort que les quantités de lait collectées auprès des éleveurs couvrent les besoins pour la préparation des laits pasteurisé et UHT.

«Un reliquat de lait frais est même dégagé et est utilisé selon les industriels dans la fabrication des dérivés laitiers », fait observer le ministère ajoutant que les bilans matières ne peuvent démontrer une utilisation de la poudre dans la fabrication des laits pasteurisé et UHT. 

Filière laitière

Se référant au ministère de tutelle, la production du lait devra atteindre cette année environ 2,55 milliards de litres. Elle représente 64% de l’objectif fixé à l’horizon 2020 et qui est de 4 milliards de dirhams. Cette production permettra par ailleurs de couvrir 96% des besoins de consommation. Le taux de consommation est estimé, quant à lui, autour de 73 litres par personne par an. Notons que l’investissement dans la filière avoisine les 5 millions de dirhams. Un chiffre qui illustre l’engagement des opérateurs à subvenir à la demande du consommateur marocain. La tutelle pour sa part s’engage à soutenir les éleveurs pour faire face à la situation que connaît le secteur actuellement.

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