Pour assurer une vie décente aux démunis

Plus d’un milliard de personnes, soit un cinquième de l’humanité, n’ont même pas un dollar par jour pour subsister. Elles se couchent chaque soir la faim au ventre. Elles ne disposent pas d’eau potable, ce qui les expose à de graves risques de maladie. «Le développement, cela veut dire, donner au cinquième de l’humanité, les moyens de se construire une vie meilleure». Ces propos sont du secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, dans son message adressé aux participants au Sommet de Monterrey au Mexique.
Il y a dix-huit mois, lors du Sommet du Millénaire qui s’est tenu à New York, les dirigeants politiques du monde sont convenus de mettre à profit les quinze premières années du XXIéme siècle pour lancer une lutte massive contre la pauvreté, l’analphabétisme et les différentes maladies qui ravagent les populations les plus vulnérables de la planète.
Pour ce faire, ils se sont fixé une série d’objectifs, au regard desquels se mesurera le succès ou l’échec. Ce sont les objectifs de ce millénaire en matière de développement. Ces objectifs, souligne le secrétaire général de l’institution onusienne, ne peuvent être atteints sans ressources, humaines, naturelles et financières. C’est pourquoi, ajoute-t-il, plus de cinquante chefs d’Etat, des ministres, des chefs d’entreprises, des directeurs de Fondations et des représentants d’associations à but non lucratif, se sont rendus au Mexique, pour y débattre du financement de développement. Et là, précise M. Annan, il faudra bien faire. Il en va du sort de millions de personnes.
Les dirigeants des pays en voie de développement sont également présents. Ils ne demandent pas l’aumône, poursuit-il. Ce qu’ils demandent, dit-il, est de leur donner une chance pour échapper à la pauvreté en prenant une part équitable aux échanges, sans se heurter à des barrières tarifaires et des quotas ou à la concurrence des produits subventionnés des pays riches. Ils demandent également l’allégement des dettes écrasantes, indique-t-il. Les objectifs sont de taille.
Il ressort de toutes les études économiques que pour atteindre les objectifs du millénaire en matière de développement, il faudrait que l’aide publique mondiale au développement augmente d’au moins 50 milliards pas an, soit le double des niveaux actuels.
Si les participants au Sommet de Monterry parviennent à conclure ce marché mondial, beaucoup plus de petites filles encore, en Afrique, en Asie et en Amérique Latine, iront à l’école, des millions d’enfants grandiront et deviendront productifs dans leurs sociétés, au lieu de périr, victimes des maladies, notamment le sida, la tuberculose ou le malaria, et le monde entier s’en trouvera beaucoup mieux.

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