Pour bannir la violence

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, le ministère chargé de la Condition féminine, de la Protection de la famille et de l’enfance et de l’insertion des handicapés a organisé mercredi et jeudi à Rabat un forum national sous le thème « ensemble contre la violence à l’égard des femmes ».
Lors de cette manifestation, à laquelle ont pris part des représentants des départements gouvernementaux concernés, des associations féminines, des centres d’accueil de femmes victimes de la violence, des experts, des médecins, des psychologues et des assistantes sociales, Mme Nezha Chekrouni, ministre chargée de la Condition féminine, de la Protection de la famille et de l’enfance et de l’Insertion des handicapés a indiqué que l’un des premiers objectifs de ce forum consiste à rencontrer les centres d’écoute avec les départements ministériels et notamment avec les Organisations Non Gouvernementales qui oeuvrent dans le domaine de la femme. Et d’ajouter que ce forum constitue une occasion idoine pour présenter les grands axes de la stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes pour en débattre avec tous les partenaires et les acteurs sociaux et se mettre d’accord sur les recommandations essentielles pour rendre effective cette lutte.
Mme Chekrouni, qui a affirmé que son département a eu pour tâche de mettre en oeuvre sa stratégie d’intégration de la femme au développement qui est fondée sur les quatre domaines prioritaires à savoir, la santé, l’éducation, l’intégration de la femme au développement et le renforcement de la position de la femme au niveau juridique, a également rappelé que la situation de la femme au Maroc connaît «une dynamique absolument importante et indéniable». Et de souligner que S.M. le Roi Mohammed VI a donné un certain nombre de signaux forts dans ce sens.
S’agissant de la révision du code du statut personnel, Mme Chekrouni souligne que « la question de la Moudawana fait l’objet d’un travail très sérieux de la part d’une commission consultative qui a été mise en place par le Souverain ».
La rencontre a été une occasion pour les participants pour débattre de la question de la violence à l’égard des femmes, sous toutes ses formes. Ils ont été unanimes, dans les différents ateliers, à souligner l’importance de prendre des mesures « rigoureuses et sérieuses » afin de mettre un terme à ce fléau répandu dans la société marocaine. Dans ce cadre, ils ont mis notamment l’accent sur l’importance de l’actualisation et de la mise en oeuvre des dispositions de la stratégie nationale de lutte contre la violence en vue de doter les femmes victimes des mécanismes nécessaires de protection. Ainsi, l’atelier du « cadre institutionnel pour un partenariat efficace » a recommandé, entre autres, la mise en place d’un Conseil National, qui comprend les centres d’écoute et de secours des femmes victimes de violence et les associations concernées, afin de contribuer à la dynamisation du partenariat entre les différentes associations d’une part, et entre ces dernières et d’autres parties, d’autre part.
De son côté, l’atelier ayant trait à l’identification des ressources et des mesures visant à soutenir le partenariat, a appelé à inscrire la question de la violence parmi les priorités politiques du gouvernement et des collectivités locales, à consacrer un budget spécial pour lutter contre ce phénomène et à mettre en place les mécanismes nécessaires permettant de consacrer une partie des fonds de la « zakat » au profit de ces centres. Pour la question de prise en charge des victimes de la violence, les recommandations de l’atelier ont porté sur plusieurs mesures dont la garantie de la gratuité des traitements et du suivi sanitaire et juridique, ainsi que du droit des associations de se porter partie civile dans les questions de violence.

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