Pour la création d’une zone maghrébine de libre-échange

Pour la création d’une zone maghrébine de libre-échange

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, a appelé, lundi à Fès, à accélérer la création d’une zone maghrébine de libre-échange.
«La libéralisation des marchés et l’ouverture de nouvelles zones de libre-échange dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce et des conventions bilatérales ou régionales nous imposent d’accélérer la création d’une zone maghrébine de libre-échange», a affirmé M. Akhannouch à l’ouverture d’une conférence sur «l’agriculture maghrébine : défis et perspectives», placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.
Soulignant l’importance de la conjugaison des efforts des pays maghrébins dans ce sens, le ministre a relevé que l’agriculture peut constituer un vecteur essentiel de développement dans la région maghrébine. Le secteur agricole doit occuper une place de choix dans les politiques nationales des pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA), à travers notamment la mise en place de mesures à caractère urgent et d’autres à moyen et long termes, a-t-il poursuivi, notant que ces actions sont de nature à limiter l’impact des dysfonctionnements entre l’offre et la demande sur les marchés internationaux. Revenant sur les efforts du Maroc dans ce domaine, le ministre a souligné que le Royaume a franchi de grands pas sur la voie de la garantie de la sécurité alimentaire, grâce notamment au développement d’une agriculture productive et à l’ouverture rationnelle sur l’économie mondiale. Il a rappelé, à cet égard, le lancement du plan «Maroc vert» qui vise la promotion de l’agriculture nationale et le renforcement de sa compétitivité. Ce plan repose sur plusieurs axes tendant, entre autres, à faire de l’agriculture le principal moteur de croissance de l’économie nationale sur les 15 prochaines années et à rompre avec la vision traditionnelle opposant agriculture moderne et agriculture à caractère social, a-t-il expliqué.
Et d’ajouter que le «Maroc vert» repose sur le développement d’une agriculture performante à forte valeur ajoutée, d’une part, et sur la création de revenus complémentaires pour les exploitants vulnérables, d’autre part.
Pour sa part, le secrétaire général de l’UMA, Habib Ben Yahia, a mis en relief l’importance de cette rencontre qui permettra d’approfondir la réflexion sur les perspectives de l’agriculture maghrébine, l’objectif étant de déterminer les contours d’une stratégie maghrébine multidimensionnelle. Il a souligné que les recommandations de cette conférence contribueront à jeter les bases d’un dialogue élargi sur les perspectives de l’agriculture dans les pays de l’UMA, en vue d’atteindre la sécurité alimentaire, l’une des priorités majeures des pays de la région. Le pari de la sécurité alimentaire dans les pays de l’UMA ne peut être gagné sans la création d’une zone de libre-échange des produits agricoles, l’augmentation des investissements dans le secteur agricole, la promotion de la recherche scientifique, la lutte contre la désertification et l’amélioration de la production des céréales, a-t-il expliqué.
M. Ben Yahia a aussi appelé à la création d’un observatoire maghrébin de céréales, l’affermissement des liens entre les organismes professionnels maghrébins œuvrant dans le secteur agricole et le soutien des outils de production. Initiée par le secrétariat général de l’Union du Maghreb Arabe en coopération avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, cette rencontre débattra trois jours durant de thèmes ayant notamment trait aux «Grands défis auxquels doit faire face l’agriculture au Maghreb», à «l’Agriculture en tant que moteur de développement économique», aux «Perspectives de l’agriculture et de la l’alimentation dans la Méditerranée» et à «La sécurité alimentaire dans les pays du Maghreb dans le contexte de la conjoncture actuelle».

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