Pour la réforme de l’ONU

Intervenant mercredi lors du débat de l’Assemblée générale sur la réforme des Nations Unies, le représentant permanent du Royaume auprès de l’ONU, Mohamed Bennouna, a souligné l’importance de rationaliser davantage le travail de l’organisation, d’optimiser l’utilisation des ressources financières en évitant les chevauchements et les doubles emplois, et de doter son exécutif d’outils les plus performants, pour lui permettre de s’acquitter de ses tâches.
S’agissant de l’Assemblée générale, le représentant permanent du Royaume a relevé que «l’on parle de revitalisation comme s’il s’agissait d’un corps malade et anémié auquel il faut redonner de l’énergie alors qu’il fallait simplement adapter son fonctionnement à l’augmentation considérable de ses membres, à la nature des questions auxquelles elle est désormais confrontée et à l’évolution des techniques modernes de communication et d’information».
L’ambassadeur a par ailleurs plaidé en faveur d’une solidarité agissante à l’égard des pays africains. «Cette solidarité doit se traduire au sein du Secrétariat par un point focal, un Conseiller spécial auprès de Kofi Annan qui coordonne et centralise l’action exécutive de l’ONU en direction de l’Afrique, action jugée trop éparpillée et trop parcellaire », a-t-il dit. Il a en outre soutenu les propositions du Secrétaire général visant à moderniser le département de l’information pour le rendre plus performant au moindre coût, rappelant dans ce domaine que «les besoins des pays développés et leurs préoccupations ne sont pas les mêmes que ceux des pays démunis, notamment en Afrique».
L’Ambassadeur s’est aussi demandé si le travail qui a été entrepris par sédimentations successives, en ce qui concerne les droits de l’homme, ne devrait pas faire l’objet d’une évaluation globale, de manière à faire émerger des mécanismes plus appropriés de contrôle, en proposant que cette démarche soit confiée au Haut commissariat de l’ONU pour les droits de l’Homme. « Dans un monde troublé, des regards inquiets s’orientent vers notre Organisation pour y trouver quelque réconfort. Nous n’avons pas le droit de les décevoir, ni de ne pas répondre valablement à leurs attentes », a-t-il affirmé.

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