Pour la sauvegarde du patrimoine des villes côtières

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, Khalid Alioua, a mis en exergue dimanche la synergie existant entre les autorités locales d’Essaouira, les représentants locaux et régionaux des différents secteurs gouvernementaux concernés et la société civile pour la sauvegarde du patrimoine de cette ville qui abrite actuellement une conférence internationale du réseau « Petites villes côtières historiques ». A l’ouverture officielle de cette rencontre, co-organisée par l’Unesco et l’association Essaouira-Mogador, M. Alioua s’est félicité de la forte implication de tous dans ce projet tant au niveau de l’analyse et du diagnostic, qu’au niveau de la planification, de la coordination et de la mise en oeuvre, dans le cadre d’une démarche intersectorielle et intégrée. « A l’ère de la mondialisation que nous traversons et dont la caractéristique principale est l’interdépendance, aucun acteur ne peut prétendre réussir des réalisations importantes indépendamment des autres. Le projet de lancement par l’UNESCO en 1996 du réseau « Petites villes côtières historiques », était innovateur par le concept même du développement qui le sous-tendait et qui en orientait l’action, a-t-il relevé. En plus d’Essaouira, d’autres études de cas du projet Petites Villes côtières historiques ont porté sur les villes de Mahdia en Tunisie (1999), OmiUalj en Croatie (2000), Saïda au Liban (2001) et Jableh en Syrie (2002). L’expérience acquise dans ces villes cas-pilotes devrait permettre de contribuer à l’amélioration de la compréhension des différentes problématiques existantes et d’aider d’autres villes côtières à surmonter ou à prévenir des problèmes communs. Les différentes expériences qui seront exposées à la conférence d’Essaouira sur le développement urbain et ressources en eau : petites villes historiques de la Méditerranée, donneront matière aux experts de l’Unesco, architectes, urbanistes, géologues et hydrologues, pour procéder à une évaluation externe du projet. Plusieurs intervenants lors de la séance d’ouverture officielle de cette rencontre, dont la présidente du conseil municipal d’Essaouira, Asma Chaabi ont souligné l’importance de procéder à une pause et de mener une réflexion pour évaluer la pertinence, l’efficacité, l’impact et la durabilité du projet, afin de remédier aux carences et innover des solutions plus appropriées et plus pertinentes.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *