Pour le dialogue entre religions

Le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Abdelkébir Alaoui M’daghri, a souligné, mardi à Istanbul, l’importance de la tenue du forum OCI-UE (Organisation de la conférence islamique-Union européenne) sur «civilisation et harmonie? la dimension politique», initié par la Turquie et visant à contribuer au rapprochement entre le monde musulman et l’occident et à l’encouragement du dialogue entre les civilisations.
Intervenant au cours de ce forum, M. Alaoui M’daghri a précisé que le contenu de cette initiative rejoint l’oeuvre du Maroc, entamée depuis longtemps, et s’inscrit en harmonie avec les appels lancés à différentes occasions par SM Mohammed VI, pour l’instauration d’un dialogue édifiant, permanent et structuré entre les différentes composantes de la civilisation humaine. Cette rencontre revêt des dimensions importantes du fait qu’elle réunit pour la première fois deux ensembles ayant des spécificités et de l’influence sur la civilisation contemporaine et qui doivent instaurer des canaux permanents pour un dialogue civilisationnel fructueux, a-t-il souligné.
« De ce fait, a-t-il poursuivi, nous aspirons à ce que ce forum ne soit pas conjoncturel et ne reste pas sous l’influence d’un événement déterminé, mais consacre, plutôt, à ce thème un programme d’action continue pour approfondir les différentes questions et problématiques posées, afin de faire ressortir les dimensions positives à partir de ce dialogue constructif susceptible de contribuer à tisser et renforcer l’amitié et la fraternité entre les peuples et les religions ».
« La réalité contemporaine, soutient le ministre, nécessite de nous tous de déployer des efforts collectifs » pour dissiper la confusion et briser les barrières culturelles en vue de renforcer les ponts de communication et d’harmonie entre les différentes civilisations humaines.
Il est regrettable de constater que des préjugés, liés à une appréhension injustifiée de l’Islam, qui constitue la référence de laquelle les Musulmans tirent les valeurs spirituelles et culturelles, prennent du terrain, a-t-il déploré, rappelant qu’il n’y a aucun précepte de l’Islam qui a un rapport quelconque avec le refus de l’autre. M. Alaoui M’daghri a estimé nécessaire de mettre à profit les valeurs communes des civilisations, effort qui revêt la même importance que les efforts continus de la communauté internationale en matière des droits de l’homme, de lutte contre la pauvreté et la réduction des disparités.
« Nous ne pourrons atteindre nos objectifs sans revoir certaines pratiques en cours, actuellement, dans les relations internationales, et de passer à l’étape de la moralisation de ces relations sur la base du respect des valeurs spirituelles communes des différentes civilisations et composantes humaines », a-t-il fait remarquer.
Cette approche est de nature « à nous aider à vaincre la tension et la philosophie du refus de l’autre » vécue notamment au Proche Orient et reflétée par le refus continu de reconnaître au peuple palestinien ses droits légitimes et inaliénables à vivre dans un Etat indépendant, a-t-il conclu.

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