Pour une meilleure coopération judiciaire

Les travaux de la rencontre annuelle du Réseau marocain pour la coopération judiciaire internationale (RMCJI) ont débuté, mardi à Marrakech, en présence de plusieurs responsables espagnols, ainsi que d’une cinquantaine de magistrats, juges et procureurs marocains sélectionnés pour intégrer ledit réseau. Cette réunion s’inscrit dans le cadre des rencontres initiées par le ministère marocain de la Justice en collaboration avec l’Agence Espagnole de la coopération internationale pour le développement et le ministère espagnole de la Justice et qui sont consacrées à des formations spécialisées des 50 magistrats marocains admis au RMCJI pour agir comme points de contact. Lors de cette rencontre, qui se poursuivra jusqu’au 8 mars à Marrakech, il sera procédé à la présentation du site web du RMCJI où sont répertoriées les différentes conventions signées par le Royaume dans le domaine judiciaire, a expliqué dans une déclaration à la MAP, Victor Giner Minana, responsable de Projets Gouvernance- Justice au bureau technique de la Coopération à l’ambassade d’Espagne à Rabat.
«Ce site web constitue une base de données importante pour tous les magistrats marocains et non seulement pour les membres du réseau, où ils peuvent trouver les coordonnées des points de contact du RMCJI, ainsi que des espaces réservés à des questions plus fréquentes sur la coopération, ce qui leur permettra de se familiariser avec cette terminologie spécifique», a poursuivi M. Minana. Il a qualifié de «très importante» cette rencontre, qui représente l’occasion d’échanger les expériences, notamment après que les magistrats sélectionnés aient eu, lors des précédentes rencontres, une formation avancée en matière de coopération judiciaire. «Cette nouvelle rencontre a pour objectifs de contribuer à améliorer les mécanismes de coopération judiciaire entre le Maroc et d’autres pays européens ou encore arabes, en raison notamment du nombre important d’affaires dues à l’immigration et aux réseaux de criminalité internationale, situation qui impose de plus en plus aux Etats d’agir de concert et de donner des réponses coordonnées», a-t-il dit. Il s’est félicité en outre de l’initiative marocaine de créer dès 2006 le RMCJI dans le cadre du «Proyecto ADL- Renforcement et modernisation de l’Administration de la Justice du Maroc- avec comme objectif d’essayer de donner une réponse à ces nouvelles formes de délinquance internationale du côté pénal mais aussi du coté civil.

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