Pour une véritable intégration de l’enfant

L’Association de l’Action de Volontariat et de la Culture a organisé, les 19 et 20 janvier au complexe des jeunes Al Qods à Fès, une rencontre sur les établissements de protection de l’enfance.
Cette manifestation, placée sous le thème « vers une intervention efficiente, pour une véritable intégration de l’enfant », a été une occasion pour les sociologues, pédagogues, anthropologues et chercheurs universitaires, qui ont présenté un aperçu sommaire sur le contenu des conventions internationales dans ce domaine dont le Maroc est signataire, de débattre des problèmes de réinsertion et de rééducation des enfants abandonnés. Les différents intervenants ayant pris part à cette rencontre ont souligné que le choix du thème dénote de l’importance qu’accordent le gouvernement et la société civile aux problèmes des enfants marginalisés, problèmes qui entravent leur développement physique et intellectuel.
À cette occasion, les participants ont également souligné que la persistance de ce phénomène est due à l’insuffisance d’infrastructures socio-éducatives. Ils ont indiqué qu’en dépit des actions entreprises pour lutter contre le phénomène de l’enfance abandonnée, un certain nombre d’enfants en difficulté continuent de s’adonner à la drogue et à la violence. Chose qui accentue le risque de devenir des proies faciles à de multiples abus notamment sexuels. Par ailleurs, les participants ont tenu à sensibiliser les parties concernées sur l’impérieuse nécessité d’établir un climat social approprié à même de favoriser leur épanouissement et leur garantir un avenir sécurisant. Ils ont soulevé que le phénomène des enfants en situation difficile est la conséquence d’un déficit de communication entre la famille et les établissements scolaires, en précisant les causes qui conduisent généralement les enfants à cette situation. Lesquelles causes résident essentiellement dans la pauvreté et la dislocation de la cellule familiale. Et d’ajouter que ce sont les causes qui expliquent généralement la présence des enfants dans la rue ou en détention dans les centres de protection. Le problème que rencontrent ces enfants à leur sortie des centres de protection a été également au centre des débats. Les participants ont déploré la carence de moyens matériels et l’absence de pédagogues et d’éducateurs compétents pouvant participer à la réinsertion sociale de ces enfants.
A l’issue de leurs travaux, les participants ont exhorté les parties concernées à mettre sur pied un projet d’intégration sociale de l’enfant et préconisé de favoriser un enracinement de la culture de ses droits.

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