Précarité : Casablanca trace sa stratégie

Précarité : Casablanca trace sa stratégie

Après la visite des chantiers de lutte contre les bidonvilles, la wilaya du Grand Casablanca poursuit son chemin social. Jeudi matin, c’était au tour du comité régional pour le développement humain (INDH) de se réunir sous la présidence du wali, Mohamed Kabbaj. Ordre du jour : la stratégie régionale de lutte contre la précarité de 2007 à 2010. Une mission dont les principes ont été exposés, évalués et validés en commun accord, dans le cadre d’une commission technique. La répartition des projets par ordre d’intérêt met en haut de la liste des provinces et préfectures Bernoussi, Anfa et Médiouna qui détiennent 15, 14 et 12% de l’ensemble des projets programmés en cette année. El Fida et Nouaceur sont également concernées par les nouveaux chantiers puisqu’elles accueillent, chacune, 11% des projets. Par contre, Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, Hay Hassani, Ben M’Sick et Moulay Rachid retiennent de 4 à 7% des projets programmés pour 2007.
L’an dernier, c’étaient Aïn Chock, Anfa et Médiouna qui se sont accaparées la part du lion avec respectivement 15, 13 et 12% de l’ensemble des projets. Bernoussi n’avait, alors, que 10% des chantiers engagés. Mohammédia, elle aussi, enregistre de plus en plus de projets. En 2006, 7% des projets la concernaient, tandis que cette année, son score est porté à 9%. La stratégie de lutte contre la précarité vise particulièrement les personnes vivant dans la rue et celles présentant un risque d’exclusion sociale. Comment s’y prendre ? Eh bien, on a opté pour des actions ambulatoires et préventives grâce auxquelles les personnes cibles bénéficient d’une prise en charge et d’un programme de réinsertion. Des actions sociales qui seront menées par des associations grâce à l’appui financier accordé par l’INDH. La commission de lutte contre la précarité a, pour le moment, approuvé, 66 projets. Parmi ceux, attribués aux actions ambulatoires, un projet pour l’équipement d’un restaurant pour les sans abris de l’association Riad Al Amal à Anfa. L’association Bayti en bénéficie également dans le cadre de son projet d’équiper un centre d’accueil pour enfants démunis.
En matière d’actions préventives, la commission a approuvé, entre autres, la réalisation d’un centre d’accueil pour enfants orphelins, un projet parrainé par l’Association des œuvres sociale de Médiouna.
La stratégie accorde le plus grand intérêt au soutien aux associations. L’évaluation de la répartition des projets par axe montre qu’une part de 32% est octroyée au soutien aux associations. 41% des projets concernent les actions de réinsertion et de réintégration, alors que 20% sont axés sur les moyens préventifs. Les actions ambulatoires, elles, détiennent 7% des projets.
Au total, depuis 2005, ce sont 117 projets qui ont été lancés, dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain, depuis 2005. Un programme colossal pour lequel il aura fallu mobiliser une enveloppe budgétaire de 3,7 milliards de dirhams. A présent, Casablanca peut être fière d’avoir déjà concrétisé la bonne majorité de son programme, soit 113 projets. Les projets en cours concernent la requalification des marchands ambulants de poisson au niveau de la wilaya. Alors que les trois restants portent sur l’équipement des dortoirs de la maison de bienfaisance, de deux ateliers de couture et sur la contribution à l’équipement du centre de nuit «des enfants en situation de rue» à Mohammedia. La lutte contre la précarité avance donc à pas sûrs. C’est un gage d’honneur pour la wilaya.

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