Près de 46% des Marocaines ont eu une complication au cours de leur grossesse

Près de 46% des Marocaines ont eu une complication au cours de leur grossesse

Les résultats finaux de l’Enquête nationale sur la population et la santé familiale (ENPSF) 2018 ont été publiés sur le site du ministère de la santé. Il faut rappeler à ce sujet que le 14 mai 2018, le ministère de la santé avait présenté les résultats préliminaires de cette enquête qui permet de mettre à jour les principaux indicateurs démographiques et sanitaires et d’apprécier la réalisation des OMD. Il ressort des résultats finaux que des avancées ont été enregistrées au niveau des soins de la maternité. Ainsi, la proportion des consultations prénatales effectuées par un personnel qualifié ( médecin ou infirmier/ sagefemme) est de 88,5% ( 95,6% en milieu urbain contre 79,6% dans le rural). A noter que le nombre moyen de consultations prénatales est de 4,2. Ce nombre diffère du milieu urbain (4,7) au milieu rural (3,6). A noter que 44,6% des Marocaines ont une complication au cours de leur grossesse. Ce pourcentage est plus élevé en milieu urbain que dans le rural (48,1% contre 40,3%).

La proportion des accouchements par un personnel qualifié est de 86,6% (95,5% en milieu urbain contre 74,2% dans le rural). L’enquête révèle également que le pourcentage des accouchements ayant eu lieu en dehors d’un établissement de santé pour des raisons d’accessibilité est de 25,4%. Sans grande surprise, ce pourcentage est plus élevé dans le rural qu’en milieu urbain (28,4% contre 11%). Il est aussi important de relever que seulement 22% des femmes ont bénéficié de consultations post natales. Les femmes urbaines (27,2%) se font consulter, après l’accouchement, plus que celles issues du milieu rural (15,6%). Toujours selon l’enquête du ministère de la santé, elles sont 21,2% à avoir accouché par césarienne. Le Maroc a accompli des progrès notables en matière d’amélioration de la santé maternelle. Le ratio de la mortalité maternelle au Maroc a baissé à 72,6 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes contre 112 en 2010, soit une réduction de 35%.

L’analyse des données relatives à l’utilisation de la contraception par les femmes mariées en âge de procréation montre que sept femmes sur 10 (70,8%) utilisent une méthode contraceptive. Le pourcentage d’utilisation est légèrement élevé en milieu urbain (71,1%) qu’en milieu rural (70,3%). Elles sont 58% à recourir à une méthode moderne. La pilule reste de loin le moyen contraceptif le plus utilisé (48,7%), et ce quel que soit le milieu de résidence. Elle est suivie par la continence périodique (6,6%), le retrait (5,1%) puis le DIU (4,6%). En ce qui concerne le désir d’avoir d’autres enfants, 36 femmes sur 100 ont déclaré vouloir avoir un enfant. La fécondité chez les femmes marocaines a baissé avec un indice synthétique de fécondité de 2,38.
L’analyse du niveau de fécondité selon le milieu de résidence confirme que la fécondité en milieu urbain est plus faible que celle enregistrée en milieu rural avec un ISF de 2,12 et 2,80 respectivement. Enfin, on notera que le taux de mortalité infanto-juvénile (enfants moins de 5 ans) est 22,16 décès pour 1.000 naissances vivantes. Au total, 15.022 ménages ont été enquêtés avec succès (8.788 en milieu urbain et 6.234 en milieu rural), soit un taux de réponse de 98,9%.

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