Présidences d’universités : Le débat reste ouvert

«J’ai l’honneur de m’adresser à vous, Monsieur le directeur, pour vous remercier sur le voile que vous avez osé lever sur l’affaire des « Présidences d’Universités contestées » et féliciter par votre biais, vos journalistes qui ont fait de leur mieux pour rester objectifs sur ce sujet qui revêt une importance capitale pour tous les Marocains. Pourquoi, le concours de l’Université Mohammed V de Rabat-Agdal n’a pas été annulé à l’instar des cinq universités ou les concours ont été purement et simplement annulés soit pour vice de fond soit pour vice de forme?
Mes allégations, Monsieur le Directeur, font suite à l’article publié au journal AL ITTIHAD AL ICHTIRAKI du mois de janvier 2002 concernant la contestation des membres du Jury par la personne qui, le 16 avril 2002, deviendra le «Président» de l’Université Mohammed V de Rabat-Agdal.
Nul n’ignore l’importance que SM Le Roi Mohammed VI accorde aux problèmes de l’enseignement au Maroc et dans ses discours, l’éducation représente toujours sa deuxième priorité après le Sahara (…)
Je compte beaucoup sur votre dynamisme pour jeter un éclairage sur ce problème qui reste, jusqu’à nos jours, opaque au niveau des responsables de l’enseignement supérieur qui n’ont pas pris la peine d’informer les citoyens sur les résultats de ce processus qui se veut démocratique.
Veuillez agréer, Monsieur le directeur, l’expression de mes salutations les plus respectueuses ».
• Y.B.

Commentaire. L’article évoqué dans la lettre a été publié par le quotidien « Al Ittihad Al Ichtiraki» le 12 janvier 2002 sous le titre «Controverse autour de la transparence des candidatures aux présidences d’Universités». Il parle de la controverse dans les milieux des universitaires dans notre pays soulignant « que certains intéressés sont persuadés de la dominance des couleurs du RNI dans l’opération de choix des commissions de candidature, réglementée par le décret 201-1999 émis le 21 septembre 2001. ». Il confirme également « que l’ex-recteur de la faculté de droit à l’université d’Oujda, qui fait partie du RNI, a été imposé au président du conseil de l’université ». Outre l’Université d’Oujda, sont évoquées celles de Marrakech, Méknès, Mohammédia, Casablanca, Agadir et Fès. L’auteur a terminé son article par la question suivante : « Pourquoi les noms des membres des commissions et ceux des candidats ne sont pas publiés pour que l’opinion publique soit informée ? Voire pourquoi les critères ne sont pas minutieusement déterminés en respectant avec rigueur les usages académiques, universitaires et scientifiques, afin que le travail des commissions soit à la hauteur du choix par SM le Roi de cette catégorie » .

• B.H.

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