Prêtres pédophiles : L’ampleur du problème aux Etats-Unis

Depuis le début de cette année, 352 prêtres accusés d’agressions sexuelles sur mineur ont été retirés du ministère public, selon la presse américaine, un nombre non confirmé par l’église catholique américaine qui n’a fourni aucune donnée chiffrée sur cette question. Des experts estiment globalement à quelque 1.500 (sur un total de 140.000) le nombre des prêtres ayant sexuellement agressé des enfants ou des adolescents au cours des 40 dernières années mais aucune donnée officielle ne permet de confirmer ces chiffres.
L’Organisation de défense des victimes Survivorsfirst, a annoncé pour sa part la mise en place prochaine d’une base de données recensant les noms de plus de 600 prêtres accusés de pédophilie.
Le clergé catholique américain compte actuellement 45.191 membres, dont environ 15.000 ne sont pas rattachés à des diocèses mais appartiennent à des ordres (franciscains, jésuites, dominicains).
Selon une compilation réalisée par le quotidien USA Today dans les dix plus importants des 194 diocèses américains (représentant 31% des 65 millions de catholiques), un peu moins de 1% des 25.616 prêtres ayant exercé dans ces diocèses depuis 1965 ont fait l’objet d’accusations publiques.
Selon le journal, 23 prêtres ont été condamnés dans ces diocèses pour des crimes sexuels depuis 1965, et 33 membres du clergé sont actuellement inculpés par la justice américaine. Par ailleurs, 103 prêtres accusés d’abus sexuel sur mineur ont été retirés du ministère public mais restent techniquement membres du clergé. S’ils n’ont plus le droit de porter l’habit clérical, ils restent sous l’autorité de l’église, continuent de recevoir un salaire ou une pension de soutien et des prestations de santé. Autre catégorie : les prêtres accusés mais pas encore inculpés et qui attendent de connaître leur sort. Au nombre de 59 dans ces diocèses, ils ont été suspendus de leurs fonctions dans l’attente des résultats de l’enquête.
Quatorze autre, qui ont reconnu les faits et suivi un traitement, ont perdu leur poste officiel mais peuvent de nouveau exercer un ministère public, avec cependant des restrictions.

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