«Priorité aux grands projets»

«Priorité aux grands projets»

ALM : Le Conseil de la ville a présenté ses comptes administratifs lors de sa session du vendredi 18 mars. Les chiffres présentés sont loin des prévisions. Dans le compte «Réalisation et équipements de base», alors qu’il était prévu de dépenser 1,3 milliard de DH, le Conseil n’en a mobilisé que 790 millions. Pourquoi ?
Mohamed Bourrahim : c’est à cause d’un problème technique à caractère financier. Il s’agit des autorisations spéciales instaurées depuis l’adoption de la nouvelle Charte communale. Au lieu d’attendre le déblocage des autorisations spéciales, nous avons décidé d’avancer dans ce qui était programmé.
Nous avons recouru aux reports des années précédentes. Nous les avons reprogrammés pour les réalisations 2004. C’est le cas notamment pour le marché de la voirie qui était programmé pour un budget d’environ 200 millions de DH. Nous n’avons reçu les autorisations spéciales du ministère de l’Intérieur qu’au mois de janvier. Cette lourdeur administrative s’explique par la récente transformation du Conseil de la ville. Ceci étant, beaucoup d’autres projets ont été réalisés.

On vous reproche aussi de n’avoir exécuté aucun projet propre à vous. Vous n’avez fait que reconduire ce qui était déjà en cours…
Je considère que cela est plutôt positif. Ce qui compte, c’est que nous avons agi au lieu d’attendre en se cachant derrière les autorisations spéciales. Nous avons une banque de projets cumulés au fil des années depuis 1976. Malheureusement, ils n’ont jamais vu le jour. Nous l’avons examinée. Nous avons repris les projets importants. C’est le cas, entre autres, de la collecte des ordures. Ce projet existait déjà. Nous l’avons pris en main. C’est un grand projet qui a changé la ville. ,

Quel commentaire faites-vous des 3,8 millions de DH qui ont été dépensés  dans le cadre des «cérémonies» ?
Avant, il y avait 27 communes à Casablanca. Chaque commune dépensait en «cérémonie» une moyenne de 700 mille de DH. En multipliant par 27, on arrive à un budget de 18,9 millions DH. C’est 6 fois plus que ce que nous avons dépensé.
Par ailleurs, les 3 millions de DH dépensés ne sont pas à la hauteur d’une ville aussi importante que Casablanca. Casablanca est une grande ville qui doit avoir une place de renom parmi les villes méditerranéennes. C’est le futur portail du Maroc.

Il était prévu, pour 2004, la réalisation de 42 projets à caractère social, des bibliothèques, des salles de sport,etc. Pourquoi n’ont-ils pas été réalisés ?
Pour les équipements de proximité, tous les marchés sont ouverts maintenant. Les appels d’offres ont été faits et les sociétés adjudicatrices qui vont les exécuter sont connues. Nous attendons juste les autorisations spéciales pour commencer. Nous venons d’en recevoir certaines. Les projets sont donc en cours.
Avant chaque arrondissement décidait de la construction de ses projets sociaux. Avec la nouvelle Charte communale, les décisions se font au niveau central. Nous voulons valoriser ce qui existe déjà au lieu de chercher à mener de nouveaux chantiers. Çela ne sert à rien de construire un bâtiment sans l’équiper !

Avant, à l’occasion de la prise des commandes, le Conseil faisait l’inventaire des propriétés de la commune. Cela permet par la suite de vérifier s’il y a eu revalorisation du patrimoine de la ville. Qu’en est-il pour vous ?
La nouvelle structure administrative n’a été finalisée que vers le mois de juin. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps. Mais l’inventaire est prévu.
Il y a deux façons de gérer : donner la priorité aux grands projets et reléguer les petits projets pour après vu la facilité de leur réalisation, ou commencer par les petits projets de proximité en laissant les grands pour après.
Nous avons opté pour les grands projets qui concernent l’ensemble des citoyens de Casablanca. Il ne faut pas oublier que nous avons un mandat de 6 ans. Il ne faut pas perdre ces années à se noyer dans les détails. Les besoins essentiels du citoyen sont trois : la collecte des ordures, le transport et le logement. En ce qui concerne ces projets, nous sommes sur la bonne voie.

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