Privatisation en marche

La marche vers la privatisation de la Régie des Tabacs avance à grands pas. Après avoir dépassé le stade de la libéralisation du secteur des tabacs, avant de lancer le processus de privatisation, d’autres chantiers devront êtres parallèlement enclenchés pour rendre la mariée encore plus belle. Le repreneur potentiel héritera essentiellement d’un positionnement…mais aussi d’un vaste réseau. Par conte, il aura à composer aussi avec les défaillances, retards technologiques et loupés manageriaux. Parmi les points soulevés, l’investissement dans une unité de mise en boite «packaging» à Ain Harouda : elle est déjà dépassée.
La tendance mondiale va vers un packaging rigide, alors que celui entrepris par la Régie est dit souple. Donc, le repreneur potentiel aura certainement à gérer cette unité. Ces équipes industrielles et marketing devront mettre les bouchés doubles pour pallier cette défaillance. D’ailleurs, l’éventuel repreneur visera plutôt le réseau en place. Des réorientations, à l’image de ce qui se passe ailleurs,doivent être opérées. En tout cas, il sera accompagné.
Le secteur des tabacs sera progressivement libéralisé. Un nouveau cadre juridique sera mis en place, qui réactualisera la réglementation dans le domaine datant dans certains cas du protectorat. La démonopolisation de l’industrie et de l’importation du tabac sera effective qu’à partir de janvier 2005. Alors que la libéralisation de la distribution et de l’importation des produits manufacturés ne commencera qu’à partir de janvier 2008. Il est utile de rappeler que le ministère des Finances et de la Privatisation avait lancé l’appel d’offres international pour la cession de 80 % du capital de l’entreprise publique, soit 5,696 millions d’actions mises sur le marché. L’opération devra rapporter au Trésor plus de 6,4 milliards de DH, prix minimum fixé par l’organisme d’évaluation pour la cession de la totalité des actions mises en vente. Un calendrier précis a été établi et toute l’opération doit être bouclée en juin, alors que les dossiers doivent être rendus en mai.
Dans cette opération, l’État compte sur Clinvest et Crédit du Maroc Capital pour le Conseil financier et sur Willkie, Farr & Gallagher pour le volet juridique.

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