Problématique des vertiges

Près de 300 spécialistes Oto-Rhino laryngologistes «O.R.L» représentants plusieurs pays européens et africains ont tenu à participer au 36 ème symposium de la Société Internationale d’Otoneurologie qui s’est tenu à Marrakech les 24 et 25 mai 2002 .
Durant ces deux jours, les spécialistes ont abordé sous leurs divers aspects les trois thèmes, les vertiges Positionnels Paroxystiques Bénins, la maladie de Menière et la Neurologie du Vertige. Les participants reconnaissaient que les troubles de l’équilibre constituent un handicap majeur dans la vie quotidienne.
En effet, un équilibre perturbé ou fragilisé, forme un handicap majeur dans la vie quotidienne, car il sous-tend toute notre relation au monde environnant. Sa rééducation, associée à un traitement médicamenteux approprié, permet de retrouver confiance et autonomie, précise le Docteur Michel Toupet, spécialiste en oto-neurologie lors de cette manifestation. Par ailleurs, face aux patients vertigineux, tous les médecins sont à même de juger de la gravité de la maladie, de la classer parmi les grandes familles de pathologies et de se forger une forte présomption diagnostique. Réputés complexes, les vertiges peuvent ainsi être pris en charge très simplement grâce à une technique appropriée. Mais quel est donc le «secret» de cette méthode miracle ? s’interroge le Dr Michel Toupet, ancien assistant des universités et des hôpitaux et responsable du Centre d’Exploitation Fonctionnelles Oto-Neurologiques, (Paris-XV). Il s’agit tout simplement de demander au patient de raconter son vertige… et surtout de bien savoir l’écouter, à la manière d’une enquête de police médicale ! En effet, la réponse diagnostique est généralement cachée dans le récit même du patient dont on aura su retenir l’essentiel de la description du vertige des symptômes l’accompagnant!.
Un interrogatoire précis, mené avec habileté permet ainsi de caractériser vertige et pathologie.
Et pour mieux cerner la problématique des vertiges, il faut comprendre la genèse et la physiologie normales de certaines fonctions de l’organisme. La gestion de la locomotion et la stabilisation du regard au cours des mouvements, sont des fonctions neurologiques finement régulées qui s’acquièrent lentement pendant la petite enfance. Le Dr Michel Toupet, rappelle que l’équilibre est parfaitement dompté vers l’âge de huit à douze ans. Ceci correspond à la lente maturation de l’ensemble des voies neurologiques, et tout particulièrement des voies cérébelleuses, qui concourent à l’équilibre.
Cette longue élaboration d’un équilibre de qualité explique peut-être sa fragilité. Que ce soit chez le sujet sportif, chez le patient mûr ou vieillissant, notre pratique prouve chaque jour qu’il est possible de la rééduquer afin de retrouver assurance et autonomie.
Et quel que soit le diagnostic, la prise en charge des troubles de l’équilibre est fondamentale car la gêne qu’ils provoquent perturbe profondément la vie quotidienne des patients.
Les médicaments vasodilatateurs, favorisant l’établissement des processus de compensation, permettent une récupération fonctionnelle, posturale, locomotrice et oculomotrice rapide. Cela en potentialisant les processus neurobiologies impliqués dans la récupération fonctionnelle et anatomique.
Favorisant la pratique des exercices de rééducation de l’équilibre, les principaux outils ou instruments de rééducation permettent d’aider les patients à maîtriser leurs mouvements et leurs déplacements en utilisant séparément, puis de façon conjuguée, les trois systèmes sensoriels: la vision, la proprioception ou système musculaire et le système vestibulaire de l’oreille responsable de l’équilibre.

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