Procès de Mounir El Motassadeq

La Cour criminelle de Hambourg n’a pas pu auditionner, mardi, les premiers témoins à charge convoqués pour une confrontation avec Mounir El Motassadeq, accusé d’être impliqué dans les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
Elle devait auditionner parmi quelque 160 témoins, devant défiler devant le tribunal d’ici le 30 janvier prochain, trois témoins qui ne se sont pas présentés, pour des raisons personnelles diverses, devant la Cour qui devrait amorcer, mercredi, cette seconde étape du procès, ouvert mardi dernier, et réservé, lors des deux premiers jours, à l’audition de Mounir El Motassadeq sur ses rapports présumés avec les membres du commando impliqué dans les attentats du 11 septembre, son voyage en Afghanistan et ses ressources financières.
Dès la reprise du procès, mardi matin, les avocats de la défense, maîtres Hans-Leispritz et Hartmut Jacobi, ont protesté contre des propos du ministre régional de la justice de la ville-Etat de Hambourg, Roger Kusch qui, recevant le consul honoraire des Etats-unis dans cette ville, avait affirmé que Mounir El Motassadeq n’avait aucune chance de s’en tirer, comme devant n’importe quel tribunal américain.
Mounir el Motassdeq, qui avait attrapé un rhume, mais qui semblait détendu et souriant, avait été interrogé sur ses rapports présumés avec des membres du commando impliqué dans les attentats anti-américains. il a été invité, pendant près d’une heure, à procéder, pour la Cour, à l’identification d’une cinquantaine de personnes sur la base de photos présentées par le tribunal et a reconnu l’ensemble des membres de ce que la justice allemande désigne comme étant la cellule de Hambour et a indiqué avoir mis son computer à la disposition de tous ses amis, y compris Saïd Bahaji, germano-marocain faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré par l’Allemagne, inscrivant cet acte au titre d’une amitié dont la nature, la dimension et l’étendue restent propres aux musulmans. l’amitié entre musulmans n’a pas la même portée que chez les européens, a-t-il expliqué, alors que les magistrats estiment que le computer, comme les codes d’accès à Internet, relevaient d’affaires personnelles .

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