Procès des réseaux de vols de voitures

L’affaire du réseau des malfaiteurs spécialisés dans les vols de voitures a été débattue jeudi dernier devant la Chambre criminelle près la Cour d’Appel de Rabat. On reproche aux accusés d’avoir dérobé entre l’an 2000 et 2002 plus de cinq cents voitures de luxe. Selon le rapport de l’instruction judiciaire, les mis en cause sont poursuivis pour constitution d’association de malfaiteurs, falsification et vols de voitures vendues dans la banlieue d’Oujda à des trafiquants de nationalité algérienne. Parmi les accusés, une femme inculpée pour non-dénonciation et pour adultère. Elle avait une relation avec un membre du réseau qui se trouve toujours en cavale. Pour plus de renseignements, un mandat d’arrêt national est lancé à son encontre. Durant l’audience de jeudi, seules quatre personnes étaient présentes devant la cour. Le premier accusé, considéré comme étant le chef de la bande est un mécanicien professionnel. C’est lui qui se charge de voler les voitures, d’effacer le numéro du châssis et de la falsification des documents du véhicule dérobé. Le second accusé n’est autre que le chauffeur qui conduisait les voitures de Rabat vers Oujda. Quant au troisième, il est accusé d’être l’intermédiaire entre les vendeurs et les acheteurs. Pour ce qui est de la femme, elle n’a pas reconnu ses accusations durant toutes les étapes du procès. Et de ce fait, sa défense a demandé qu’elle soit acquittée. Elle n’était pas au courant des vols et pour ce qui est d’adultère, l’accusation n’est basée sur aucune preuve parce que le présumé amant n’est autre que son cousin germain. Leur relation est strictement familiale. Pour le substitut du procureur général, les mis en cause forment l’une des bandes les plus qualifiées dans le vol de voitures à travers tout le pays. D’après l’instruction, quatre à cinq voitures par semaine sont volées et transportées à la frontière algérienne. A la fin de son réquisitoire, l’avocat général a demandé le maximum de peine prévue par la loi à l’encontre de tous les accusés. Après délibération les magistrats de la chambre criminelle prés la Cour d’appel de Rabat ont condamné les trois suspects à deux ans de prison ferme chacun. La femme a été condamnée pour le doute à trois mois de prison avec sursis.

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