Procès d’une mère infanticide

Le 7 mars 2001, la jeune femme, âgée de 28 ans à l’époque des faits, a été condamnée à dix ans de réclusion criminelle pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans par la cour d’assises de Loire-Atlantique.
L’avocat général avait requis sept ans d’emprisonnement. Corinne Justeau, qui vivait seule avec Romuald, son fils âgé de trois ans, avait accouché le 8 novembre 1995 d’une petite Morgane dans un appartement de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
La jeune femme, en instance de divorce, s’était employée à cacher sa grossesse, résultat d’une liaison éphémère. Elle redoutait en effet, comme elle l’a expliqué durant le premier procès,  »que les deux enfants lui soient enlevés du fait que son divorce n’avait pas encore été prononcé ». Après la naissance, elle avait donc prétendu à sa famille qu’elle gardait le bébé d’une amie. Convoquée fin décembre 1995 au commissariat de police de Saint-Nazaire, elle avait renouvelé cette affirmation. Corinne Justeau est accusée d’avoir étouffé son bébé un soir de janvier 1996. Elle ne constatera vraiment le décès que le lendemain matin, et déposera le cadavre du nourrisson dans le congélateur.
Ce n’est que le 21 mai 1999 que la vérité sera découverte. Entre-temps, Corinne Justeau avait refondé une famille, accouché d’une autre petite fille et déménagé trois fois, emportant à chaque fois le cadavre de Morgane dans une glacière avant de le remettre dans le congélateur. Mise en détention depuis fin mai 1999, Corinne  »n’est que larmes et souffrance », explique Monique Pibot-Dangleant, son avocate, qui insiste sur  »le contexte humain très douloureux de cette affaire ».

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