Procès Karim Zaz: La plaidoirie de Maroc Telecom

Procès Karim Zaz: La plaidoirie de Maroc Telecom

La chambre correctionnelle près le tribunal de 1ère instance de Casablanca n’a consacré, mercredi dernier, qu’une heure pour la poursuite de l’examen de l’affaire de détournement de trafic international de communications dont Karim Zaz, ex-PDG de Wana, est le principal accusé.

L’audience a été ouverte par les condoléances présentées par le président de la Cour à l’un des douze mis en cause impliqués dans cette affaire, à savoir Nouredine Zaïm Sassi, qui a perdu, samedi dernier, sa mère. Après quoi, le tribunal a appelé le représentant de l’opérateur téléphonique Maroc Telecom pour donner plus d’explications techniques au tribunal et aux avocats de la défense. En effet, la question principale pour la défense était la détermination du préjudice subi par Ittissalat Al Maghrib.

Le représentant de cette dernière a répondu qu’il y a préjudice dès qu’il y a détournement de communications même depuis d’autres continents. Car il suffit que la carte SIM d’Ittissalat Al Maghreb soit utilisée ici, au Maroc, ou ailleurs, pour qu’il y ait préjudice. Le représentant d’IAM a précisé que dès l’arrestation des mis en cause, les affaires de détournement ont connu une baisse importante.

Certes, les explications étaient techniques, mais elles ont permis de soulager les avocats de la défense puisque, selon eux, elles innocentent leurs douze clients. C’est le même sentiment formulé par ces avocats lors de la précédente audience quand il y avait eu la confrontation entre Karim Zaz et les représentants de l’ANRT.

Ces derniers ont précisé qu’ils avaient écrit dans le rapport que le matériel saisi dans les locaux des deux sociétés, impliquées dans cette affaire, SIART et Fud Ouad, «pouvait servir de détournement de trafic international de communications».

Une réponse des agents de l’ANRT considérée par les avocats de la défense comme uniquement «une hypothèse» et non une confirmation des détournements. Cependant, lors de la même audience, les représentants de l’ANRT ont confirmé que les équipements installés dans les locaux de la SIART et saisis étaient les mêmes que ceux utilisés pour les détournements des communications.

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