Procès Karim Zaz: L’ANRT donnera sa version, vendredi, devant le tribunal

Procès Karim Zaz: L’ANRT donnera sa version, vendredi,  devant le tribunal

Les interrogatoires  des douze suspects impliqués dans l’affaire de «Karim Zaz et ses complices» relative au détournement de trafic international de communication vont bon train. Lundi, durant deux heures et demie, le juge Abdellatif Lahmidi, de la chambre correctionnelle près le Tribunal de 1ère instance de Casablanca, a interrogé cinq mis en cause. En y ajoutant les trois suspects interrogés lors de l’audience du mercredi 3 décembre, ce sont donc huit prévenus qui ont été entendus. Il reste quatre autres accusés à interroger dont Karim Zaz.

C’est vers 17 heures 40 du lundi 8 décembre 2014 que le président du tribunal a repris l’interrogatoire des suspects en appelant à la barre Ahmed Nassiri, qui détenait à parts égales, avec Rabiî Nour, la société SIART, par laquelle les investigations policières ont commencé, en mai 2012, après la détection du point de diffusion d’un brouillage téléphonique sur les câbles de Wana. Cet ex-employé de Wana a affirmé que le local situé au boulevard Moulay Ismaïl n’était exploité que provisoirement.

En effet, les techniciens de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) y ont détecté la provenance du brouillage. Ils y ont aussi trouvé  un dispositif formant une boucle locale radio (BLR) permettant un accès très haut débit à Internet. Avouant être l’un des signataires du contrat établi entre SIART et la société Contact Client dirigée par Karim Zaz, Ahmed Nassiri a insisté sur l’absence de pièces justifiant les transactions qui avaient eu lieu entre SIART et d’autres sociétés dont Contact Client.

Entre autres, on cite le montant de 2.217.039, 98 Dh viré par Login LTD, installée en France, la société mère de Contact Client, dirigée par Karim Zaz, pour le compte de SIART, ainsi que les montants de 3.849.000 et 9.990.000 Dh qu’elle a perçus respectivement de la part de Contact Client et de la société Multicall.

Quant à Azzedine Moutawakil, conseiller juridique et chef de la société Sofiane Cab, qui s’est chargé d’établir le registre de commerce de la société SIART et qui détenait sa comptabilité, il a rejeté avoir fait intentionnellement une fausse déclaration auprès de l’administration chargée de la déclaration des registres de commerce pour le compte de la SIART. Il a précisé, par ailleurs, qu’il se chargeait de sa comptabilité en se basant sur les pièces justificatives que lui remettait le responsable de la société. Il a confirmé avoir travaillé avec Karim Zaz tout en recevant de la part de sa société une somme de 318.439 DH.

Mohamed Wadoune, le troisième suspect interrogé lors de cette audience, a nié avoir une idée sur ce qu’il a signé pour l’instauration de la société Fud Com. Ce comptable a précisé n’avoir reçu le moindre sou contre sa gestion de cette société.

Nouredine Zaïm Sassi qui a protesté, dans les deux précédentes audiences, contre son arrestation en se fermant la bouche avec de la colle adhésive, semblait très calme lors de cette audience. Il a précisé qu’il n’a fait que du bien avec l’un des suspects, Ahmed Aboudrar, en lui léguant, sans contrepartie et sans changer le registre de commerce, le local de sa propre société de transport qui n’a jamais effectué une seule activité.

Azzedine Dini, quant à lui, a précisé qu’il se chargeait uniquement de revendre les cartes de recharge tout en précisant que sa société, Ed-Com, n’avait pas de local et qu’il effectuait les transactions commerciales uniquement dans les cafés et la rue malgré les sommes colossales qu’elle en récoltait. Le dernier des suspects interrogé, lundi, est Youssef Hanine, directeur de la société Sprint Call.

Ce dernier a nié avoir la main dans cette affaire tout en expliquant qu’il s’était effectivement engagé dans le domaine de développement de la fibre optique comme l’a orienté son ami Karim Zaz. À propos d’une somme de 7.305.316 Dh que Contact Client a versée dans le compte de Sprint Call, l’accusé a répondu qu’il ne s’agit là que de commissions contre des services qu’il avait entrepris pour le compte de la société de Karim Zaz en Afrique.

L’audience a été reportée pour le vendredi prochain afin d’entendre les déclarations des représentants de l’ANRT avant de reprendre l’interrogatoire des quatre derniers mis en cause.

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