Procès Karim Zaz: Les parties civiles réclament plus de 600 millions de dirhams

Procès Karim Zaz: Les parties civiles réclament plus  de 600 millions de dirhams

La chambre correctionnelle près le tribunal de 1ère instance de Casablanca a repris, mercredi, l’examen de l’affaire de détournement de trafic international de communication. Lors de l’audience, la parole a été donnée aux avocats des trois parties civiles, Méditel, Maroc Telecom et l’Etat marocain et au représentant de l’Administration des douanes et des impôts indirects, ainsi qu’au substitut du procureur du Roi.

C’était au Me Hadri de prendre, au début, la parole pour étaler le point de vue de l’opérateur téléphonique Méditel. Dès qu’il a commencé sa plaidoirie, il a mis l’index sur Karim Zaz, en le considérant comme la seule personne qui connaissait extrêmement les rouages de cet opérateur téléphonique dont la création a été faite par les soins de la participation de l’ex-PDG de Wana.
En guise d’appui, l’avocat de Méditel s’est appuyé du rapport de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), du procès-verbal consigné par la BNPJ et du rapport du juge d’instruction. Le but recherché étant de mettre en cause toutes les personnes impliquées dans cette affaire et réclamer des dommages et intérêts allant à 112 millions de dirhams pour le compte de Méditel.

Prenant la parole, l’avocat de l’Etat marocain a exposé les pertes que son client avait encourues suite à la confection de fausses factures notamment par la société SIART qui était dirigée par les deux hauts cadres de Wana, Ahmed Nassiri et Rabii Nour. L’avocat a précisé que l’Etat marocain avait perdu en impôts à percevoir d’une somme allant à 1.483.900 DH. C’est cette somme que l’Etat marocain réclame solidairement en demandant également des dommages et intérêts de l’ordre de 500.000 DH.

De plus, la représentante de l’administration des douanes et des impôts indirects a remis une requête écrite pour permettre aux deux avocats de Maroc Telecom, Berrahal et Kassimi, de présenter leurs plaidoiries. Dès le début, ils ont considéré ces crimes en tant que blanchiment d’argent. Ils ont également estimé que la majorité des mis en cause impliqués dans ce dossier ne sont que des victimes de Karim Zaz puisqu’il a décidé de tenir le haut du pavé pour diriger des personnes lui rendant service. Les deux avocats de Maroc Telecom ont exposé une explication plus détaillée sur le plan technique. Ils ont précisé que le bénéfice perdu suite aux crimes des mis en cause était de l’ordre de 111.546.577 DH. C’est pourquoi Maroc Telecom a réclamé des dommages et intérêts de 160 millions de dirhams.

Le dernier à prendre la parole, lors de cette audience qui a duré plus de sept heures, n’était autre que le substitut du procureur du Roi qui a considéré, au début de son réquisitoire, qu’il s’agit d’un réseau criminel bien organisé ayant monté un plan ficelé et partagé les tâches entre les mis en cause. Il a ensuite exprimé son étonnement quant à la création de plusieurs sociétés par les suspects impliqués dans ce dossier sans disposer ni d’employés ni de matériaux. Leur seul client étant une société, à savoir Multicall dirigée par Karim Zaz.

Le substitut du procureur du Roi a également expliqué que les fausses factures, les matériaux saisis, les déclarations contradictoires des mis en cause, les SMS qu’ils se sont échangé par le biais de leurs téléphones portables et toutes autres présomptions prouvent que les mis en cause sont coupables.
Pour information, Wana a réclamé, lors de l’audience du mercredi 25 février, des dommages et intérêts de plus de 300 millions de dirhams.  

Vers 22 h 30, l’audience a été levée pour reprendre mercredi 12 mars.

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