Procès Karim Zaz: L’interrogatoire des prévenus commence

Procès Karim Zaz: L’interrogatoire des prévenus commence

La chambre correctionnelle près le tribunal de 1ère instance de Casablanca, à Aïn Sebaâ, a entamé, mercredi dernier, l’interrogatoire des prévenus impliqués dans l’affaire de Karim Zaz et ses onze complices relative au détournement de trafic international de communications.

Cependant, la mauvaise nouvelle reçue par l’avocat, Me Abdelkbir Tabih, qui soutient les premiers inculpés interrogés par le tribunal, faisant état de la mort de sa sœur, a obligé le président du tribunal à suspendre l’audience et la reporter à lundi prochain.

En effet, le président du tribunal, M. Lahmidi, a ouvert l’audience en tranchant les requêtes pour vice de forme présentées, lors des audiences précédentes, par les avocats de la défense.

À ce propos, il a rejeté la majorité des requêtes en considérant que la procédure n’était entachée d’aucune irrégularité tout en sursoyant à la prononciation sur la requête concernant l’accusation ou non de certains mis en cause de l’infraction à la réglementation des changes engagée, ainsi que la requête concernant la constitution ou non de l’Etat marocain en tant que partie civile.

Entamant l’interrogatoire des mis en cause, le juge a commencé par Hicham Touijri, un chauffeur de taxi devenant, sans le savoir selon ses déclarations, responsable administratif de la «société d’intégration architecture et télécom», SIART, fondée par deux ex-employés de Wana Corporate, respectivement Rabiî Nour et Ahmed Nassiri.

Niant les faits qui lui ont été attribués, entre autres faux et usage de faux sur des écritures commerciales, atteinte au système de traitement de données, exploitation d’un réseau de télécommunications sans autorisation et détournement de trafic de communications, Hicham Touijri a affirmé au tribunal avoir été sollicité par Rabiî pour qu’il soit un courtier contre une somme mensuelle de 10.000 DH ! Il a précisé n’avoir la moindre idée sur le brouillage détecté par les spécialistes de Wana Corporate, ni de la relation de SIART avec d’autres sociétés.

Quant à Rabii Nour et Ahmed Nassiri, qui détenaient à parts égales les actions de la société SIART, ils ont nié avoir quoi que ce soit avec le détournement de trafic international de communications.

Ils ont rejeté en bloc toutes les accusations, à savoir l’abus de confiance, faux et usage de faux sur des écritures commerciales, atteinte aux systèmes de traitement de données, falsification de documents informatiques, exploitation d’un réseau de télécommunications sans autorisation et détournement de trafic de communications, non-déclaration auprès de l’Office des changes dans les délais légaux de contrats de prestation établis avec des sociétés étrangères et de leur association dans ses transactions et de recel des marchandises sans documents légaux.

Rabiî a affirmé qu’il ne peut en aucun cas savoir s’il y avait un brouillage au système de Wana ou non. Car, selon ses déclarations, il y a des ingénieurs de radio qui se chargeaient de ce brouillage et qui doit attester s’il y en a eu ou non. Il a avoué que leur société travaillait avec la société Contact Client de Karim Zaz. Et à propos d’une somme de 2.100.000 DH, qui a été versée sur le compte de Karim Zaz, Rabiî a précisé qu’il s’agissait d’un prêt.

En commençant l’interrogatoire d’Ahmed Nassiri, la mauvaise nouvelle est tombée. Me Abdelkbir Tabih qui n’a pas pu retenir ses larmes s’est retiré et le juge a décidé de reporter l’audience à lundi prochain.

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