Prochaine mise en service des toilettes publiques

Les Casablancais n’auront plus à se rabattre sur les toilettes des cafés ou faire leurs besoins dans la rue. Du moins en attendant le 6 mars, date à laquelle il sera procédé à l’ouverture des plis pour déterminer le futur concessionnaire de ce service public. Le projet concernant l’installation des toilettes publiques avait fait l’objet le 15 février dernier, d’un appel d’offres ouvert au public. Cette concession est relative à la mise en place, à l’installation et la rénovation des toilettes publiques (arrondissements Sidi Belyout, El Fida et Mers Sultan) par un gestionnaire privé. L’exploitation sera accordée pour une durée de dix ans, renouvelables pour une période similaire.
Selon le cahier des charges relatif à l’occupation du domaine public par des toilettes publiques et à la rénovation des toilettes existantes dans la ville de Casablanca, 41 emplacements sont prévus. Le concessionnaire sera responsable des lieux. Autrement dit, il est le seul responsable de l’installation, de l’entretien et de la maintenance des toilettes. Il doit prendre en charge l’ensemble des travaux relatifs à la mise en place des toilettes publiques sur le domaine public ainsi que la rénovation de celles existantes. Notons qu’au cours des travaux d’installation, le concessionnaire est tenu d’assumer tous les frais et charges relatifs au rétablissement de la chaussée dégradée. Toutefois, il bénéficie d’une certaine prérogative lui accordant le droit d’affichage sur les faces vitrées des toilettes installées ainsi que la perception auprès des usagers des frais d’usage. Les toilettes seront installées sur une superficie de 6 m2  et doivent se situer à un intervalle de 1.000 mètres. Elles seront fonctionnelles quatorze heures par jour, de 7 h du matin à 21 h soit 90 heures par semaine. Cela dit, ces horaires peuvent être prolongées pendant les périodes de fêtes, des festivals ou cérémonies nationales. Le tarif applicable aux usagers est d’un dirham par personne.  Par ailleurs, le concessionnaire est tenu de payer à la Commune une redevance annuelle forfaitaire relative à l’occupation du domaine public et à l’affichage publicitaire.
Cette redevance annuelle doit être réglée d’avance au receveur communal semestriellement, c’est à dire avant le cinquième jour du mois de janvier et le cinquième jour du mois de juillet de chaque année. Il est à souligner que toute augmentation du nombre de toilettes entraînera automatiquement une augmentation de la redevance à payer au concédant et tout retard de paiement de la redevance engendra le paiement d’une pénalité financière comptant 5% des montants impayés et ce à partir de la fin du premier mois de retard.   Pour rappel, le projet avait été voté par le Conseil de la ville à la session d’octobre 2005.
Le manque de toilettes publiques à Casablanca est un problème majeur. La ville ne compte que cinq à six toilettes  pour une population de cinq millions d’habitants. Ces urinoirs qui  datent du protectorat sont fermés pour des raisons inconnues. Conséquence. La population est poussée à faire ses besoins un peu partout dans les artères de la ville sans se soucier de l’hygiène publique ni de la dégradation de l’environnement.

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