Programme de coopération entre le Maroc et l’Unicef : des difficultés persistent

Programme de coopération entre le Maroc et l’Unicef : des difficultés persistent

L’heure est à l’évaluation pour le programme de coopération entre le Maroc et l’Unicef. Une réunion présidée par Taïeb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et regroupant l’ensemble des partenaires gouvernementaux, de la société civile et de la coopération internationale s’est tenue jeudi dernier à Rabat. «L’objectif de cette revue est donc d’apprécier la mesure dans laquelle les résultats du programme de coopération entre le Maroc et l’Unicef ont été atteints, examiner les contraintes et les opportunités qui se présentent, les leçons apprises, les ajustements à apporter en termes de résultats attendus, de structure du programme et des stratégies à adopter», a souligné Aloys Kamuragiye, représentant de l’Unicef. Cette rencontre a permis de dresser un état des lieux de ce programme qui couvre la période 2007-2011 et d’examiner les nouveautés et les réajustements à apporter par rapport au contexte socio-économique du pays.
Ce programme a fait l’objet de plusieurs aménagements. Initialement organisé en cinq secteurs, le programme sera désormais décliné en six composantes : Éducation de qualité, Santé, Protection de l’enfance, Développement local, Politiques sociales et Jeunes. Cette nouvelle architecture permettra ainsi de répondre aux nombreux défis en matière des droits de l’enfant. Des défis qui sont perceptibles au niveau de la qualité de l’éducation, l’exploitation de l’enfant et en matière de santé. Sur ce dernier volet, le Maroc doit doubler ses efforts. Les taux en termes de mortalité maternelle et infantile demeurent encore trop élevés par rapport au niveau de développement socio-économique du Maroc. Autre aménagement de taille: l’intégration des droits de l’enfant dans les politiques sociales aussi bien nationales que locales. «Il y a actuellement très peu de données sur la situation de l’enfant au Maroc. C’est précisément la raison pour laquelle plusieurs études ont été lancées et sont actuellement en cours d’élaboration. Parmi celles-ci, figurent une étude sur le budget de l’État et les droits de l’enfant ainsi qu’une étude sur la pauvreté chez l’enfant qui prend en considération la privation des droits de l’enfant et non plus l’approche monétaire. Plus l’enfant est privé de ses droits et plus il est considéré comme un enfant pauvre», affirme Aniss Maghri, porte-parole de l’Unicef. Il a aussi été convenu d’accorder une attention particulière à l’évolution de la population marocaine de plus en plus dominée par les jeunes qui constituent un capital démographique.
En évaluant ce programme, les participants ont cependant reconnu que des avancées positives ont été réalisées. Ainsi, en matière de protection de l’enfance, le programme de coopération a appuyé le lancement et la consolidation de l’expérience des Unités de protection de l’enfance.

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