Programme politique pour les élections législatives : L’USFP pour une économie de marché solidaire

Programme politique pour les élections législatives : L’USFP pour une économie de marché solidaire

L’Union socialiste des forces populaires (USFP) a annoncé, samedi 10 septembre à Rabat, les grandes lignes de son programme électoral pour le scrutin du 25 novembre. Ce programme se base sur deux grands principes : la lutte contre la corruption et la moralisation de la vie publique. Selon Habib El Malki, membre du bureau politique : «A chaque étape électorale, nous avons choisi une methodologie de travail pour l’élaboration de notre programme. Cette fois nous avons choisi de s’ouvrir sur les compétences nationales et les acteurs économiques. Nous voulons associer les autres, surtout que le Maroc connaît actuellement de grandes mutations». Selon le diagnostic fait par l’USFP, un des grands problèmes au Maroc reste la corruption. «La lutte contre la corruption prévoit la moralisation de la vie publique, ceci est devenu même une demande populaire», explique Habib El Malki. Pour bien mener une réflexion sur cette problématique, l’USFP a invité à son premier atelier interne des institutions nationales chargées de cette question comme la CGEM, l’Instance centrale pour la prévention de la corruption, le CNDH ou Transparancy Maroc. À l’issue de cet atelier, le bureau politique de l’USFP va formuler les recommandations qui vont être prises en considération lors de la rédaction du document final du programme électoral du parti.Pourquoi cette focalisation sur la corruption lors de la préparation d’un programme électoral et en ce moment ? Selon Habib El Malki, la corruption englobe plusieurs facettes économiques, politiques et électorales… La lutte contre cette gangrène prévoit une stratégie à court, moyen et long termes. Un autre point motive l’initiative de l’USFP, la législation actuelle en matière de lutte contre la corruption demeure incomplète à quelques exceptions près, comme la loi sur les marchés publics, la déclaration des biens ou la création de Chambres spécialisées dans les délits financiers. Selon Habib El Malki, la législation actuelle est marquée par une philosophie de contrôle des dépenses et non pas par un mécanisme préventif. Selon Abdelali Benameur, président du Conseil de la concurrence, qui a participé à l’atelier de l’USFP : «Le Conseil de la concurrence va entamer en 2012 un vaste dialogue avec les acteurs économiques sur l’économie de marché et les règles de la transparence». Aujourd’hui avec l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, l’USFP veut faire de cet élément une plate-forme juridique pour l’élaboration d’une stratégie globale de la moralisation de la vie publique et en premier lieu la lutte contre la corruption. Selon Habib El Malki, la nouvelle Constitution a mis en place plusieurs institutions comme la Cour des comptes, le Conseil de la concurrence ou le Médiateur… Ces institutions jettent les jalons de l’économie de marché encadre par l’état au service de la société. C’est ce que l’USFP va appeler dans son futur programme «l’économie de marché solidaire». «Cette formule doit être le cadre où nous devons faire plus d’efforts, afin de bien mener le changement politique et bien sûr le changement économique», poursuit Habib El Malki. Actuellement ce sont  les grandes lignes du programme électoral de l’USFP qui sont exposées. Par cette ouverture sur les autres intervenants et la société civile, l’USFP a ouvert un dialogue interne qui va se concrétiser par le document final du programme électoral dans quelques semaines.

Mohamed El Hamaraoui
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