Projet «Atfalouna»: Un manuel scolaire «marocain» pour le préscolaire

Projet «Atfalouna»: Un manuel scolaire «marocain» pour le préscolaire

Des manuels et supports pédagogiques destinés à l’enseignement préscolaire en langue arabe et adaptés aux spécificités de la culture marocaine, voilà ce que proposent les initiateurs du projet Atfalouna (Nos enfants), lancé ce lundi à Casablanca. Ce projet pédagogique, destiné aux enfants qui ont entre 3 et 6 ans et à leurs éducateurs, consiste en une gamme de manuels et de supports couvrant un large éventail de compétences que l’enfant peut acquérir.

Lors de la conférence de presse organisée à l’occasion du lancement du projet, les initiateurs d’Atfalouna ont mis en relief la situation de l’enseignement préscolaire au Maroc. Selon eux, celui-ci connaîtrait une prédominance de l’enseignement traditionnel aussi bien dans le milieu rural qu’urbain à hauteur de 84%.

Les classes intégrées créées par le ministère de tutelle connaîtraient un taux de scolarisation ne dépassant pas 9%, tandis que les établissements privés proposent un enseignement généralement tourné vers la langue française. Atfalouna a, donc, été créé avec l’objectif de présenter un programme alternatif et moderne, tout en étant adapté aux spécificités marocaines, mais également de «redorer le blason de la langue arabe».

La collection comprend quatre manuels, une série de 12 contes avec des  supports numériques et audiovisuels et autant de comptines sur CD, ainsi qu’une  cinquantaine de posters pour développer l’esprit d’observation de l’enfant et sa capacité à mémoriser les mots. Elle fournit, par ailleurs, un guide pédagogique destiné aux enseignants et éducateurs.

L’ensemble de la gamme a été élaboré par une équipe d’experts, éducateurs, pédagogues et sociologues, et éditée par la maison Edisoft, spécialisée dans l’édition d’ouvrages liés à l’éducation. Il est à noter qu’aucun manuel scolaire destiné à l’enseignement préscolaire n’est homologué par le ministère de l’éducation nationale.   

Cette initiative intervient alors que divers rapports concernant l’éducation au Maroc s’intéressent particulièrement à la question de l’enseignement préscolaire. Sa généralisation devrait, d’ailleurs, très probablement faire partie des recommandations du rapport tant attendu du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS). «L’expérience internationale a démontré que la généralisation du préscolaire améliore le niveau de l’éducation et favorise l’égalité des chances. Le Maroc a beaucoup de retard à rattraper dans ce domaine», avait déclaré Omar Azziman, président du CSEFRS lors d’une conférence de presse en octobre 2014.

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