Promouvoir la santé respiratoire

Rabat abrite, du mercredi au vendredi, les travaux du premier colloque international sur la stratégie d’approche pratique pour la santé respiratoire. Au cours de cette manifestation, 70 experts internationaux auront à débattre trois jours durant de plusieurs thèmes ayant trait aux différentes procédures et techniques à adopter dans cette nouvelle stratégie et de l’impact socio-économique et thérapeutique qui en découlera.
Lors de la séance d’ouverture de ce colloque mercredi, le ministre de la Santé, Thami El Khyari a indiqué que le Maroc est résolu à franchir un nouveau pas dans la lutte des infections respiratoires, en expérimentant la prise en charge combinée de la tuberculose et des autres maladies. Et de souligner que le Maroc ne peut ignorer les infections respiratoires qui constituent la cause du tiers des consultations, dont 85% pour des maladies aiguës (IRA) et 15 % pour des maladies chroniques, tuberculose, asthme et broncho-pneumonie obstructive.
Dans ce cadre, le ministre a déploré qu’en dépit des gigantesques efforts consentis en matière de lutte contre la tuberculose et la diminution de l’incidence des cas contagieux, le Maroc a atteint, depuis quelques années déjà, un stade asymptotique où le nombre de cas enregistré annuellement tourne autour de 30.000.
Et de préciser que grâce à la mise en place du DOTS, traitement directement observé de courte durée observée, en 1991, le taux de succès thérapeutique atteint le niveau de 90 % et pratiquement un taux similaire de 90 % de cas existants dépisté dans la population. Et d’ajouter que c’est dans ce sens que le ministère de la Santé publique et le département de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont défini une stratégie d’approche qui commence à être mise en oeuvre. Et M. El Khyari d’indiquer que les guides techniques de prise en charge de la tuberculose et des maladies respiratoires ont été développés et adaptés au contexte marocain et un programme de mise en place de cette stratégie a été élaboré pour couvrir, dans un premier temps, huit régions du Royaume, soit la moitié en termes de découpage administratif et 60 % en termes démographiques, qui seront concernés par cette approche d’ici la fin de l’année courante.
Cette nouvelle approche, qui consiste à standariser le traitement de ces infections, conclut le ministre, permettra une meilleure rationalisation des ressources sanitaires aussi bien au niveau du patient qu’au niveau des structures sanitaires, et un renforcement des structures des soins de base par une meilleure mobilisation du personnel médical.
Il est à souligner que la préservation de l’environnement des différents polluants est également une question à prendre au sérieux du fait que toutes les études menées, dans ce cadre, montrent qu’il y a un lien direct entre les infections respiratoires et la pollution, sous toutes ses formes. Prévenir vaux mieux que guérir.

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