Promouvoir l’alphabétisation fonctionnelle

La question de l’alphabétisation fonctionnelle est plus que jamais d’actualité. La révolution que connaît le secteur de la communication, et du traitement automatique de l’information, pratiquement dans tous les domaines, l’exige. Désormais, l’entreprise moderne n’admet pas qu’un de ses agents ou de ses ouvriers soit analphabète.
Dans ce cadre, le gouvernement d’alternance a mis en place un programme en matière de promotion de l’alphabétisation des adultes dans les communautés locales et sur les lieux de travail. L’initiative du royaume est encouragée par la banque mondiale. En effet, le conseil d’administration de l’institution financière mondiale vient d’octroyer au Maroc un prêt de quatre millions de dollars, au titre du programme d’appui au développement des connaissances et à l’innovation (LIL). La Banque mondiale indique dans un communiqué à l’occasion que le Maroc s’est fixé récemment pour objectif de réduire de moitié le taux d’analphabétisme d’ici à 2010, notant que l’initiative doit donner lieu à l’essai de nouvelles approches de l’alphabétisation et de gestion des programmes qui pourraient être mis en oeuvre dans l’ensemble du pays, si elles s’avéraient efficaces.
Dans le temps, la tâche demandée à l’ouvrier consistait notamment en un effort physique.
Aujourd’hui, il est appelé dans certains cas à piloter à distance des machines à l’aide des programmes informatiques. Pour être dans l’air du temps, certaines entreprises, productivité et compétitivité obligent, ont lancé de vastes programmes d’alphabétisation au profit de leurs personnels. Ainsi, en septembre 2000, la Lyonnaise des eaux de Casablanca (LYDEC) a mis en application un programme d’alphabétisation au profit de ses agents.
Ce programme rentre dans le cadre d’une convention tripartite signée entre l’entreprise, l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) et la Fondation Zakoura. Les formations se déroulent en séances d’apprentissage de lecture et de l’écriture. Ensuite, l’approche consiste à donner aux participants de nouveaux éléments pour compléter l’initiation en se basant sur des exemples et des cas pratiques au quotidien de l’entreprise. Et enfin des cours de l’alphabétisation fonctionnelle en langue française dans des sites de l’entreprise limitrophes du lieu du travail.Il est à souligner que dans le proche avenir un analphabète n’est plus quelqu’un qui ne sait ni lire ni écrire mais celui qui ignore les nouvelles technologies de la communication et du traitement automatique de l’information.

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