Promouvoir le développement régional

Située dans ce que l’on appelle dans le temps «le Maroc inutile», la province de Taza, plus de 700.000 habitants, une superficie de plus de 14.400 kilomètres carrés, possède actuellement plusieurs atouts lui permettant un important essor économique et social.
Sa position géographique, point d’intersection entre l’Est et l’Ouest du pays, favorise la dynamisation de son économie locale. La principale activité économique dans la province est l’agriculture. Elle est la plus génératrice d’emploi et constitue la source de revenu pour 80 % de la population. Elle est basée sur le mode de production extensif en bour, à l’exception d’une superficie totale irriguée d’environ 20.000 hectares. Une autre activité importante. Le domaine de l’élevage occupe la seconde place après l’agriculture. 1.165.000 de têtes, bovins, ovins, caprins et équins.
Aujourd’hui cette province à vocation agricole cherche à mettre à profit tous ses atouts en vue de jouer un rôle crucial dans le développement économique et social du pays. En effet, depuis la nomination en 1998 de l’actuel gouverneur, Ahmed Himdi, la province ne cesse d’émerger sur tous les plans.
Dès qu’il a pris les commandes de la province, M. Himdi a procédé à un inventaire d’état des lieux en écoutant les différentes parties de la région. Celles-ci formulent des revendications ayant trait au développement futur de la province. Aux termes de cette procédure de proximité, avec son esprit analytique et son expérience, à la tête des provinces, de Khouribga et de Ben M’sik Sidi Othmane, il a tracé les lignes de sa politique provinciale, priorités et urgences. Stratégie qu’il résume : «nous agissons de telle sorte à promouvoir le développement de la province sur tous les plans. Faire de Taza une ville capable de drainer des investissements», a-t-il dit. Il est vrai, aujourd’hui, la ville de Taza, 120 kilomètres de l’aéroport de Fès et 225 kilomètres du port de Nador, avec la zone industrielle, est dans une position attrayante des investissements nationaux et étrangers. Sur le plan touristique, la province est également séduisante notamment avec le parc national de Tazakka, le gouffre de Friouatou, le circuit Bab Azhar, la station de ski Bouiblane, la station estivale Bab Boudir, les cascades de Ras El Maâ, les Sources d’eaux minérales Ain El Hamra et les nombreux vestiges historiques dans l’ancienne Médina. Un autre bonus pour la ville.
Aujourd’hui, elle est parmi les rares villes du Royaume ayant réussi à mettre presque un terme à l’habitat insalubre. Reste un point noir qu’il va falloir assainir. Il réside dans la gestion de la commune rurale de Smiâa, parmi les plus riches communes de la région.
Des millions et des millions de centimes partent en fumée à cause de la mauvaise gestion de l’actuel président, corruption, malversations et tripatouillages dans la programmation de l’excèdent budgétaire, le transfert des crédits et des projets uniquement sur papier. Certes, ce n’est qu’une goutte noire dans un océan de transparence, mais elle ternit l’image de la province.

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