Prostitution juvénile et viol

Prostitution juvénile et viol

L’association «condamne sévèrement cet acte monstrueux et exhorte les autorités marocaines d’intervenir de manière efficace et directe dans cette affaire en s’appuyant sur les multiples conventions internationales signées dans ce sens».

Le combat de «Touche pas à mon enfant» contre la pédophilie n’est pas encore gagné. L’organisation qui lutte contre ce fléau se voit aujourd’hui confronter à un nouveau dossier mettant en péril la dignité des enfants marocains. Il s’agit, en effet, de l’arrestation d’un réseau actif dans la prostitution juvénile impliquant des enfants marocains. Ce réseau est considéré comme étant très actif dans plusieurs pays dont le Maroc, et la majorité de ses membres réside dans la région catalogne en Espagne.

Cette information a soulevé une vague d’indignation auprès de la communauté internationale et de l’organisation marocaine «Touche pas à mon enfant». Cette dernière  «condamne sévèrement cet acte monstrueux et exhorte les autorités marocaines d’intervenir de manière efficace et directe dans cette affaire en s’appuyant sur les multiples conventions internationales signées dans ce sens», explique l’organisation dans un communiqué de presse. «Touche pas à mon enfant» réitère encore une fois son indignation. L’association met l’accent sur la gravité de ce fléau qui est devenu de plus en plus pesant dans la société marocaine et qui, selon les membres de «Touche pas à mon enfant», «génère des profits importants, ce qui rend d’autant plus difficile le démantèlement de ces réseaux».

De ce fait, l’association se porte volontaire pour représenter toutes les victimes dans cette affaire, et ce quel que soit le lieu de jugement.
Ce n’est pas la première fois que «Touche pas à mon enfant» intervient dans des affaires d’opinion publique. La dernière en date est l’affaire Khadija. «Touche pas à mon enfant» informe dans ce sens avoir pris en charge le dossier de cet enfant mineur. «Victime d’abus sexuel à Ben Guérir, Khadija a choisi le suicide comme moyen de revendication suite à la libération de ses violeurs qui ont été jugés devant le tribunal de première instance alors que le crime qu’ils ont commis suppose leur jugement devant la Cour pénal », rappelle, dans ce sens, «Touche pas à mon enfant» qui condamne, au passage, le viol ainsi que la manière avec laquelle de tels dossiers sont abordés par la justice.

L’organisation conclut, à cet effet, que «les victimes de viol optent pour le suicide comme moyen de préserver le peu de dignité qui leur reste, ce qui met la justice face à cette responsabilité liée au suicide des victimes en prenant ainsi position contre les jugements assez légers rendus dans de telles affaires».

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