Protéger la population infantile

Plus de 15 millions d’enfants sont des réfugiés ou ont été déplacés à l’intérieur de leur pays alors que le nombre d’orphelins ou des enfants séparés de leur famille dépasse le million d’individus. A ces chiffres dramatiques, il faut aussi ajouter les quelque 300 000 garçons et filles qui, dans le monde entier, sont soldats, esclaves sexuels et domestiques dans des armées qui les exploitent. Pour tenter de protéger les enfants de la guerre, la communauté internationale s’est donc mobilisée ces dernières années. En 1997, 123 pays ont signé la Convention sur l’interdiction de l’utilisation, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction. En 1998, le Tribunal pénal international, un nouveau mécanisme international de justice, s’est vu accorder l’autorité de poursuivre comme criminels de guerre tous ceux qui, dans un conflit armé, recrutent et exploitent comme soldats des enfants et des adolescents de moins de 18 ans. Mais, c’est surtout en l’an 2000 que le monde va prendre des mesures spectaculaires pour tenter d’enrayer le phénomène des enfants soldats. Ainsi, le 25 mai 2000, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté par consensus un Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant l’implication des enfants dans les conflits armés. Ce protocole fait passer de 15 à 18 ans l’âge auquel on pourra participer à un conflit armé et interdit la conscription obligatoire avant 18 ans. Aujourd’hui, redoubler d’efforts pour donner un monde meilleur à nos enfants, c’est notamment agir pour panser les plaies provoquées par les récents conflits. Que ce soit au Kosovo ou en Afghanistan, des milliers d’enfants attendent ainsi que l’Humanité fasse preuve d’humanité. Combien d’enfants sont-ils ainsi laissés abandonnés et traumatisés psychologiquement par la guerre sans pouvoir espérer bénéficier d’un peu de chaleur humaine et de réconfort ? A l’heure où les grandes puissances occidentales dessinent les contours d’une nouvelle économie planétaire, il serait temps que l’on pense enfin à se mobiliser aussi pour protéger nos enfants.

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