Protéger les régions à risques

Après le désastre qu’a connu la région de Chaouia Ourdigha, il y a deux semaines, les autorités compétentes ont décidé de prendre le dossier sérieusement en main afin d’éviter que cela ne se répète. Ainsi la protection des villes de la région, qui ont subi de sérieux dégâts, contre les inondations nécessite une enveloppe de près de 500 millions de dirhams, a indiqué vendredi à Settat Bouamour Taghouane, ministre de l’Equipement. Cette estimation a été annoncée par le ministre qui a examiné avec les élus de la région Chaouia Ouardigha les moyens de remédier aux conséquences des inondations qu’a connues la région au cours de la dernière décade du mois de décembre dernier, et de protéger à l’avenir la région.
Certains observateurs ont estimé que les inondations qui ont affecté la ville de Berrechid ont été aggravées par le tracé de l’autoroute Casablanca-Settat, dont les travaux, ont-ils précisé, ont dévié les eaux de leurs lits naturels et les ont orientées vers cette ville. Les élus, pour leur part, ont souligné que l’avenir de la Chaouia Ouardigha, une région à vocation essentiellement agricole, réside dans l’irrigation à cause de la sécheresse devenue structurelle. Ils ont demandé la mise en oeuvre des projets visant le transfert de l’eau d’autres régions qui en disposent.
Intervenant par la suite, M. Bouamour Taghouane a indiqué que les actions urgentes pour pallier les dégâts causés par les récentes inondations sont déjà en cours, affirmant que les fonds nécessaires à cette opération existent. Il a à ce propos jugé prioritaire la protection de la zone industrielle de Berrechid, qui emploie quelque 7500 personnes.
Quant à la protection de façon définitive des villes de la région régulièrement affectées par les inondations, elle exige une enveloppe budgétaire estimée à 500 millions de dirhams.
Le ministre a déclaré que l’objectif de cette réunion est de recueillir les propositions des élus pour définir ensemble des projets prioritaires à réaliser à l’avenir pour le développement des trois provinces que compte la région, à savoir Settat, Khouribga et Benslimane.
A cet effet, le ministre a proposé aux élus la signature entre son département et les collectivités locales de la région d’une convention de partenariat, à l’instar de celles déjà passées avec d’autres régions du Royaume. Les deux parties ont convenu à cet égard de la constitution d’une commission regroupant les élus et des représentants du département de l’Equipement qui sera en charge de déterminer les priorités des actions à venir. Pour ce qui est du rôle présumé de l’autoroute dans les dernières inondations, M. Taghouane, tout en mettant en relief le rôle économique éminemment important de cette réalisation, a précisé que la Société nationale des autoroutes procédera à nouveau à un diagnostic et les aménagements nécessaires seront réalisés progressivement le cas échéant.
Quant aux tarifs pratiqués, le ministre a rappelé que le péage sur l’autoroute est une opération de solidarité visant à conforter le programme d’édification des autoroutes dans le Royaume.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *