Qualité de l’air à Casablanca: Mise en place d’une veille sanitaire éco-épidémiologique

Qualité de l’air à Casablanca: Mise en place d’une veille sanitaire éco-épidémiologique

L’étude éco-épidémiologique réalisée sur toute la région de Casablanca a ciblé plus particulièrement trois zones, à savoir le centre-ville de Casablanca, la zone industrielle de Ain Sbaâ et Sidi Bernoussi et Mohammedia.

La qualité de l’air est  devenue un enjeu majeur de santé publique qui préoccupe de plus en les citoyens et plus particulièrement les Casablancais. La Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement a procédé jeudi 11 février à Skhirat à la signature de deux conventions pour la qualité de l’air et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Cette étude a permis de comparer les données relevées par les stations de mesure de la qualité de l’air dans la métropole, avec les données médicales disponibles pour mesurer le lien entre pollution et risque sanitaire. Il ressort de cette étude une corrélation  entre les concentrations de particules dans l’atmosphère et les consultations pour des infections respiratoires, des pneumonies, de l’asthme, des conjonctivites, et les décès.

Un lien étroit entre la qualité de l’air et la santé
La première, une convention éco-épidémiologique, a été signée par le ministère de la santé, les ministères délégués chargés de l’environnement et de l’eau, la direction des collectivités locales et celle de la météorologie nationale, la région du Grand Casablanca et la Fondation.  Elle permettra la mise en place d’une veille sanitaire éco-épidémiologique dans la région de Casablanca-Settat. Pour cela, une première étude éco-épidémiologique a été menée à Casablanca.  Lors de la présentation des résultats de cette étude, le Pr. Chakib Nejjari, directeur de l’Ecole supérieure de santé publique,  a indiqué que celle-ci est destinée «à mesurer  les expositions aux polluants et de prédire les maladies, le nombres de consultations, d’admission aux urgences liés à la pollution atmosphérique».

Cette étude a ainsi permis de comparer les données relevées par les stations de mesure de la qualité de l’air dans la métropole, avec les données médicales disponibles pour mesurer le lien entre pollution et risque sanitaire. Il ressort de cette étude une corrélation  entre les concentrations de particules dans l’atmosphère et les consultations pour des infections respiratoires, des pneumonies, de l’asthme, des conjonctivites, et les décès.  «Les résultats ont montré qu’il existe un lien entre la qualité de l’air et la santé. Au centre-ville, nous avons pu constater que ce sont  surtout les polluants  liés à la circulation automobile à savoir les oxydes d’azote, qui sont à l’origine des problèmes de santé. En revanche, dans les zones industrielles, les oxydes de soufre et les particules en suspension ont le plus d’impact sur la santé», explique Pr  Nejjari. Et d’ajouter : «Lorsqu’il y a des pics de polluants, on observe le lendemain ou deux jours plus tard un nombre important de consultations notamment pour gêne respiratoire».

Notons que cette étude réalisée sur toute la région de Casablanca a ciblé plus particulièrement 3 zones, à savoir le centre-ville de Casablanca, la zone industrielle de Ain Sbaâ et Sidi Bernoussi et Mohammedia. Celle-ci a mobilisé 600 médecins, 11 hôpitaux publics, 52 centres médicaux: 35 centres de santé sur 140, six polycliniques de la CNSS, onze bureaux communaux d’hygiène, quatre établissements scolaires. Au total, 10.000 informations ont été récoltées.

Le pacte Qualit’air
Quant à la seconde convention, à savoir le pacte Qualit’air, il lie la Fondation, la CGEM et huit entreprises qui ont choisi de s’engager dans la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre et à la lutte contre le réchauffement climatique. Cette expérience pilote s’appuiera sur plusieurs outils développés par la Fondation, avec le soutien de l’ADEME (Agence de lenvironnement et de la maîtrise de l’Énergie): la base carbone, qui recense plus de 300 facteurs d’émission de gaz à effet de serre, le Bilan GES (Gaz à effet de serre) qui permet d’estimer les émissions de GES d’une organisation ou d’un territoire.
Les huit entreprises pilotes se sont portées volontaires pour en faire l’expérience concrète dès 2016, en établissant leur bilan gaz à effet de serre, puis en adoptant les mesures de réduction ou de compensation de ces émissions. Rappelons que la Fondation dispose à ce titre d’un outil de compensation volontaire carbone depuis 2009, qui permet de compenser les émissions de GES dans deux programmes qu’elle développe, l’un d’électrification solaire d’écoles rurales, l’autre de plantation de palmiers dans la Palmeraie de Marrakech.

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