Quand des policiers sont agressés

Pendant le Ramadan, peu avant la rupture du jeûne, un gardien de la paix a été mortellement poignardé à Berkane par un malfrat, alors qu’il intervenait pour empêcher un vol. Le policier, qui venait juste de terminer son service, avait aperçu, sur son chemin de retour, le voleur en train de mettre la main dans la poche d’un citoyen.
Voulant l’empêcher de commettre son forfait, il a été lâchement poignardé en plein abdomen par le malfaiteur qui a aussitôt pris la fuite.
Le brave policier, qui a été transporté d’urgence à l’hôpital Addarrak de Berkane, devait malheureusement succomber à une blessure de plusieurs centimètres qui a atteint le foie.
Pendant le même mois et dans la même ville, un autre policier a été poignardé par un individu (toujours en fuite), lors d’un simple contrôle d’identité. Ce policier devait passer plusieurs jours à l’hôpital.
Pendant le mois de juin dernier, un policier a été poignardé mortellement par un homme en état d’ébriété à Tan Tan. Le policier a été tué alors qu’il intervenait pour mettre fin au tapage nocturne provoqué par l’agresseur, qui a été interpellé par la police. À Tétouan, deux policiers ont été attaqués par des criminels. L’un n’a trouvé son salut que dans l’arrivée du renfort sur place, l’autre a été obligé de sortir son pistolet et de tirer en l’air. À Rabat, les agents de police n’ont pas échappé aux agressions. L’année dernière, un homme avait agressé à l’arme blanche, des éléments de la police judiciaire, membres d’un groupe d’agents qui tentaient de l’interpeller, dans le quartier Bouregreg de Youssoufia, conformément à un mandat de recherche lancé contre lui pour vol avec usage de la violence, coups et blessures et trafic de stupéfiants. Au moment de son arrestation, l’accusé a infligé aux trois agents des blessures de différents degrés de gravité, qui ont nécessité leur admission à l’hôpital Avicenne où ils ont tous subi des opérations chirurgicales. L’un d’eux est resté longtemps au service de soins intensifs de l’établissement.
La semaine dernière, cet énergumène a été condamné par la chambre criminelle de la Cour d’Appel de Rabat à dix ans de prison ferme.
Il faut dire que s’il y a une régression du taux de la criminalité dans le Royaume qui demeure un pays de sécurité, au sens large du terme, en voilà le prix et ce sont les policiers qui le paient.
Chaque fois qu’une agression a lieu dans un quartier, les agents de la police interviennent immédiatement. Ils arrêtent les agresseurs, leurs complices et instaurent le calme sur les lieux. Dans plusieurs cas, les criminels sont interpellés avant même qu’ils commettent leur forfait. La tâche n’est pas toujours facile. Et il arrive qu’ils soient eux-mêmes la cible des malfaiteurs.

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