Quel rôle pour la gauche d’aujourd’hui ?

Depuis quelque temps, la configuration du champ politique s’éclaircit de plus en plus, particulièrement du côté de la mouvance de la gauche radicale. La coalition entre l’OADP, le Mouvement pour la démocratie, les Démocrates indépendants et « Al Maydane » qui réunit des anciens marxistes à des islamistes modérés, semble donner ses fruits. Moins d’une année après l’annonce de la création du Parti socialiste unifié (PSU), voilà que l’effet boule-de-neige commence déjà à se manifester. Les pourparlers avec Ennahj Addimocrati de Abdellah El Herrif et le PADS du duo Abderrahman Benameur et Ahmed Benjelloun ont nettement avancé par rapport aux réticences des premières rencontres. La semaine dernière, des rencontres entre des dirigeants des différentes composantes précitées ont eu lieu, séparément. Car, en ce qui concerne le PADS, un effort de conviction est en passe d’être déployé en vue de l’amener à intégrer la lutte pour la démocratie à travers la voie de la participation politique. C’est-à-dire en acceptant les règles du jeu électoral. D’un autre côté, le PSU est appelé à jouer un rôle déterminant en vue de convaincre ses interlocuteurs dans d’Ennahj Addimocrati (La voie démocratique) afin de changer leurs positions vis-à-vis de la question de l’intégrité territoriale du pays et en ce qui concerne la participation aux prochaines échéances électorales. Jusqu’à présent, l’amorce du changement est perceptible, mais il n’en demeure pas moins que les autorités se doivent de leur côté aider les uns et les autres à opter pour la modération. Pour le cas de « La voie démocratique», il serait une tautologie que de rappeler que cette formation politique, qui dispose d’une représentativité assez palpable au niveau de la base et des instances dirigeantes de bon nombre de syndicats, d’associations et d’organisations humanitaires, ne puisse, jusqu’à présent bénéficier d’une autorisation de la part des autorités. Une autorisation qui ne fera que confirmer le fait réel. Cela dit, en plus des formations précitées, des nouveaux venus commencent à apparaître à l’horizon. Dans une conférence qui aura lieu, demain, des dirigeants appartenant à diverses composantes de la gauche radicale seront au rendez-vous pour débattre de leur rôle dans la conjoncture actuelle. Aux côtés de Abraham Serfaty (le pape de la gauche radicale), des acteurs tels Mostapha Mesdad, membre du Secrétariat national de l’OADP et Mohamed Sassi, de l’Association «Fidélité à la démocratie », seront au podium. D’autres noms non moins importants seront également de la fête, comme c’est le cas pour Mustapha Brahmâ, membre du Secrétariat général d’Ennahj et El Yazid Baraka, dirigeant du PADS. A eux s’ajoutent Mohamed Boulaiche du Mouvement des démocrates indépendants et Allal Belarbi, membre de la Commission administrative du Parti du Congrès national unioniste, issu, récemment de l’USFP.

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