Quelque 4,5 milliards dh pour les enseignants

La réforme du statut des enseignants coûtera entre 3,5 et 4,5 milliards de dh, a estimé le ministre de l’Education Nationale, M. Abdallah Saâf. Cette réforme, dont le coût est à peu près celui de la promotion interne exceptionnelle, sera financée notamment par l’argent de cette promotion, a affirmé le ministre qui plaidé contre le système de promotion basée sur l’ancienneté et la non-compétitivité. M. Sâaf a confié la volonté de son département d’améliorer les conditions des enseignants sans alourdir le fardeau de l’Etat, une initiative visant à rompre avec la réputation de département budgétivore du ministère de l’Education nationale.
Selon le ministre, le rapport de la masse salariale du ministère au PIB est resté relativement stable à près de 4 %. La masse salariale du ministère a augmenté de près de 2,8 % quand celle de l’Etat a progressé de 15 %.
M. Sâaf estime également que la réforme de l’enseignement est « fondamentale » pour le Maroc et que le projet de statut avec son régime indemnitaire constitue une « avancée importante ». Il a critiqué ce qu’il a appelé une «vision technocratique qui se focalise sur les équilibres, sur la masse salariale et oublie la dimension sociale et politique».
D’autre part, M. Abdallah Sâaf estime que le secteur de l’enseignement est « sur-syndicalisé » et que l’important est de faire avancer le projet commun entre le gouvernement et les partenaires sociaux dans le cadre d’une négociation avec la perspective d’aboutir à un accord. Le ministre met en garde, à cet égard, contre toute surenchère qui pourrait fragiliser les avancées du dossier. Concernant la réintroduction de l’enseignement de la philosophie, le ministre a expliqué que son département a voulu « développer chez les élèves une aptitude à la réflexion, à la synthèse et à l’approche critique ». Concernant la réforme du calendrier scolaire, il a estimé qu’une meilleure répartition de l’année scolaire qui comprend deux sessions au lieu de trois et la répartition optimale de la semaine du travail sont des atouts, dans le cadre d’une démarche prenant en considération les spécificités des différentes académies qui, à partir de l’année prochaine, détermineront les vacances pour leur région.

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