Qu’est-ce qu’un accident d’anesthésie ?

Par plusieurs jours à l’avance, il faut entendre un temps utile pour pouvoir éventuellement apporter des modifications de traitement ou de programmation, prendre connaissance d’éventuelles investigations complémentaires. Souvent, ce délai est de l’ordre d’une semaine, mais peut être plus long : il convient alors de vérifier lors de la visite préanesthésique qu’il n’est pas survenu d’événement nouveau depuis la consultation.
La visite préanesthésique a lieu la veille de l’acte (en cas d’hospitalisation) ou le jour même (notamment pour les patients ambulatoires) dans les heures précédant l’acte. Elle vise à vérifier l’absence d’élément nouveau depuis la consultation, à prendre connaissance d’éventuels examens complémentaires. Elle vise également à rassurer psychologiquement le patient et obtenir son consentement final pour la technique envisagée. En France, la fréquence des chocs allergiques vrais en anesthésie est estimée à 1 pour 6 à 10 000 anesthésies générales. Les chocs avec arrêt cardiaque correspondent à 1 pour 100 000 anesthésies générales . Le traitement repose toujours sur l’administration immédiate d’adrénaline, associée au remplissage vasculaire. La détection avant l’anesthésie d’une allergie se fait au moyen de tests cutanés, réalisés par des spécialistes : des prick-tests sont proposés chez les sujets ayant un antécédent évocateur de réaction allergique préanesthésique. Il n’existe pas sur le marché, français ou international, de dispositif commercialisé permettant, lors de la consultation préanesthésique, un dépistage simple dans une population à risque. Les produits incriminés dans les chocs allergiques survenant durant l’anesthésie sont principalement : les curares (62 %), le latex (17 %), les antibiotiques (8 %). Chez plus de 70% des patients allergiques à un curare, il existe une allergie croisée avec un ou plusieurs autres. Le risque relatif propre à chaque curare ne peut donc être déterminé avec précision. Quant aux taux de décès liés à l’anesthésie, ils sont estimés à 1 décès sur 20 000 anesthésies en Australie et  3/550 000 en Grande-Bretagne.

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