Quinze ans et un casier déjà chargé

Othman est né le 17 janvier 1987 au quartier Ben Msik-Sidi Othman, dans une famille comptant de nombreux enfants. À l’âge de douze ans, il quitte l’école avec un niveau de deuxième année d’enseignement fondamental. N’a-t-il pas trouvé des enseignants qui lui fendirent la main? Il rejoint son père, soudeur de son état afin d’apprendre un métier.
Seulement, quelques mois plus tard, il rejoint le monde du vagabondage, un monde privé de règles sociales.
En janvier 2002, il est arrêté, mis entre les mains de la justice et remis à la maison de réforme de Tit Mellil puis à la maison de réforme de Berrechid. Il y passe seulement quelques jours avant de s’évader. Vendredi 22 mars. Othmane est une fois encore à la rue. Il connaît les astuces lui facilitant l’évasion à n’importe quel moment. Il rejoint aussitôt son fief ; le marché de légumes en gros et les rues et les boulevards du centre ville casablancais. Il rencontré ses deux amis; Slimane et Khalid. Slimane est né le 29 avril 1987 au douar Sekouila, groupe 6, dans une famille composée des parents et de huit frères et soeurs. Il a passé quatre ans sur les bancs de l’école. Mais il « quitte » avec un niveau de troisième année d’enseignement fondamental. Il a rejoint un menuisier pour apprendre le métier. Peine perdue. Lui aussi a rejoint le monde du vagabondage et de la drogue.
Après plusieurs mois dans la rue, Slimane ne veut plus rester ainsi. À son douzième printemps, Slimane s’en va à Tanger, accède au port, embarque sur un bateau. Malheureusement, il est découvert par des membres de l’équipage. Il est arrêté et condamné par le juge des mineurs à Tanger à trois mois dans la maison de réforme de Temara. Khaled a vu le jour, le 23 juillet 1987 au quartier Essalama, groupe 5, bloc J.
Ce fils d’un Mokhazni, est encore inscrit au collège, au niveau de la septième année d’enseignement fondamental. Seulement il s’absente sans cesse et crée des problèmes à ses enseignants au point qu’il est déféré, mercredi 10 janvier 2001, devant la justice, pour menace et insultes contre une institutrice. “ Le vol individuel ne rapporte pas gros…Il faut qu’on se mette d’accord pour constituer une bande qui perpètre des cambriolages, ce qui nous rapportera quelque chose d’important…“ propose Othmane à ses deux amis alors qu’ils sont en train de fumer des“ joints“ dans un coin du marché de gros, le jour de son évasion de la maison de réformes. “C’est une idée géniale…“ lui répondent Slimane et Khaled. Et ils décident de passer à l’action.
La nuit du vendredi 22 mars 2002, le trio escalade les murs des écoles R’guibi et Al Âkkade, situées au quartier Essalama. Ils y accèdent, mettent la mains sur des montres, des livres, des cahiers, des stylos, des calculatrices…
Lundi 1er avril. Trois heures du matin. Le trio débarque au boulevard Driss El Harti, accède à la pharmacie 10 Mars par une petite fenêtre donnant sur la rue, met la main sur une somme de 1700 dirhams et quelques boîtes de médicaments.
Vendredi 5 avril, Othmane, Slimane et Khaled s’introduisent à un appartement sis groupe 7 bloc O, n° 23, quartier Essalama, dérobent des appareils électroménagers et des ustensiles. Ils savaient que la propriétaire de l’appartement était absente, séjournant en Hollande.
Samedi 6 avril le trio se trouve face à face avec la police judiciaire de Ben Msik-Sidi Othmane et le lundi 8 avril, ils sont déférés en état d’arrestation devant le parquet général auprès la Cour d’Appel de Casablanca. Ils attendent actuellement leur jugement.

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