Rabat, capitale de la culture arabe en 2003

Mohamed Achaâri, ministre de la Culture et de la Communication, a eu, dimanche à Amman, des entretiens avec son homologue jordanien, M. Haidar Mahmoud, en marge des journées culturelles marocaines, organisées à Amman dans le cadre de la manifestation Amman, capitale de la culture arabe pour l’an 2002. Les deux responsables ont évoqué les moyens de promouvoir le développement des échanges culturels entre les deux pays et la réactivation des accords conclus dans ce domaine. Ils ont estimé, lors d’un point de presse conjoint, que l’organisation de ces journées aidera au rapprochement entre les deux peuples et permettra aussi aux jordaniens de prendre connaissance de tous les genres littéraires nouveaux et anciens en vogue au Maroc.
Selon M. Haidar Mahmoud, la participation marocaine à la manifestation « Amman capitale de la culture arabe pour l’an 2002» sera suivie en 2003 par l’organisation d’une manifestation similaire au Maroc sous le thème: «Rabat, capitale de la culture arabe pour l’an 2003».
Une opportunité qui permettra à la ville de Rabat, carrefour des cultures arabe authentique et andalouse, de mettre en évidence sa dimension culturelle et d’être à la hauteur de l’événement. Rabat se prépare effectivement à abriter cette manifestation, a indiqué M. Achaari, qui a rappelé intérêt particulier que porte SM le Roi Mohammed VI à l’action culturelle. Selon le ministre, plusieurs projets culturels ont été lancés dans la cité notamment la bibliothèque nationale, l’institut royal du patrimoine et des civilisations et l’institut des arts modernes. M. Achaari a également rappelé que la ville de Rabat abrite chaqueannée un festival international, le festival de Rabat, qui est organisé dans des sites regorgeant d’histoire, vestiges des civilisations romaine, comme le palais du Chellah et Almohade, comme la Casbah des Oudaya. Les deux responsables ont également évoqué la situation de la culture arabe et son positionnement parmi les cultures du reste du monde. M. Achaari a appelé à cet égard à la relance du secteur, mettant en relief la grandeur et la diversité de la culture et de la civilisation arabes. Il a souligné que le Maroc est fier de sa diversité linguistique qu’il considère comme un élément de richesse.
Les expressions arabes et amazighs comportent de riches contenus humains , a-t-il dit, appelant à tirer profit des moyens technologiques modernes de communication pour réaliser un produit culturel arabe compétitif. Selon M. Achaari, seule la co-production notamment dans les domaines du cinéma et du théâtre est à même de dépasser la difficulté découlant de l’existence de différents dialectes dans les pays arabes en les rendant compréhensibles chez tous les Arabes.

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