Rapport sur le marché des drogues illicites

Des politiques de lutte contre la drogue se sont mises en place dans le monde entier, a souligné, mardi 10 février, la Commission européenne à l’occasion de la publication de son rapport «Sur les marchés des drogues illicites dans le monde depuis 1998 ». Se basant sur une étude, le rapport montre qu’au cours des dix dernières années «des politiques de lutte contre la drogue se sont mises en place dans le monde entier, notamment au niveau national, avec une intensification des efforts pour venir en aide aux consommateurs de drogue et l’adoption de mesures plus sévères à l’égard des trafiquants». Selon la commission européenne, le rapport donne un aperçu sur les fondements économiques du marché mondial des drogues illicites, «avec des estimations des coûts de production et de valeur ajoutée d’un bout à l’autre de la chaîne, de la production initiale à la vente au détail finale». Le document présente une analyse de la répartition des revenus des personnes impliquées dans le commerce de drogues où «seule une minorité relativement petite réalise de gros profits».  «Si le phénomène mondial de la drogue n’a donc quasiment pas évolué depuis 1998, il est en tout cas devenu plus complexe. Dans la plupart des pays occidentaux, les prix des drogues ont chuté de pas moins de 10 à 30 % et dans certains de ces pays, les vendeurs de cocaïne ou d’héroïne sont plus sévèrement punis», note l’exécutif européen. Dans beaucoup de pays occidentaux, ajoute la même source, «l’usage de cannabis chez les jeunes s’est banalisé : près de 50 % des personnes nées après 1980 y ont au moins goûté, mais la majorité d’entre elles cesse toutefois d’en consommer après les premières années de l’âge adulte».  
L’un des objectifs de cette étude est de fournir une estimation réaliste de la taille totale du marché des drogues illicites sur la base des recettes annuelles générées, mais, relève la Commission européenne, «le résultat montre qu’il est très difficile de procéder à de telles estimations d’ensemble, du fait notamment de l’absence de données fiables sur la production, la consommation et le trafic de drogues pour une grande partie du monde». Un des apports-clés de l’étude est de montrer les faiblesses du système international de collecte des données et des informations sur le problème mondial de la drogue.

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