Recasement de vendeurs ambulants

C’est un projet pilote, certes, mais hautement prometteur. L’Entreprise des Travaux de Recasement Organisé (ETRO) a construit un marché pour le recasement des marchands ambulants en partenariat avec la commune de Aïn Chock. Son inauguration a eu lieu, hier jeudi 21 août 2003, en marge des festivités marquant la célébration de la fête de la Jeunesse. Ce projet pilote, baptisé Yasmina, est implanté sur une superficie de 3.600 m2 et dispose de 315 locaux commerciaux. En outre, quelque 800 emplois permanents ont été créés et la société ETRO avance le chiffre de 3,07 millions de DH d’investissement, entièrement supporté par la société. Ce partenariat, entre ETRO et la commune d’Aïn Chock devrait être généralisé à d’autres communes de la wilaya du Grand Casablanca. Le but étant d’éradiquer le phénomène des vendeurs mobiles qui cause énormément de nuisances. A noter que le projet Yasmina s’inscrit dans le cadre du Programme de sédentarisation des marchands ambulants initié par le ministère de l’Intérieur, en collaboration avec le ministère du Commerce. Une enveloppe budgétaire de 100 millions de DH est allouée à la réalisation de ce programme dans dix grandes villes du Maroc. Ainsi, le ministère du Commerce a initié à Fès, une opération semblable à celle de Aïn Chock, c’est-à-dire de sédentarisation des commerçants ambulants en partenariat avec la Commune Urbaine Saiss. Il s’agit de la construction de deux Centres commerciaux comprenant plus de 300 magasins destinés à abriter ces vendeurs mobiles. Le premier Centre commercial, d’Aouinat El Hajjaj, comprend 198 locaux commerciaux d’une superficie globale de 3.300m2. Quant au deuxième Centre commercial, celui de Mont Fleuri contient 93 locaux d’une superficie globale de 1.750m2. L’ensemble de ces locaux commerciaux aménagés ont été mis à la disposition des commerçants en contrepartie d’une redevance symbolique. Les commerçants ambulants bénéficient des locaux dans le cadre du contrat de gérance libre avec la commune. Les commerçants ambulants qui peuvent bénéficier des magasins sont ceux qui ont été recensés dans la Commune Sais et qui exercent cette activité de façon permanente. Pour la réalisation de ce projet, la Commune s’est engagée à mettre à la disposition du projet deux lots de terrains équipés et à financer les frais des études relatives à la construction et le ministère a pris en charge le financement de la construction des deux Centres commerciaux avec une enveloppe budgétaire de l’ordre d’environ 6,3 dirhams. En fait, les attentats terroristes du 16 mai et l’enquête qui ont suivi ont montré que bon nombre de terroristes et des extrémistes de manière générale travaillent comme marchands ambulants, en marge des circuits commerciaux. Le projet Yasmina, une fois généralisé à d’autres communes du Maroc, aurait certes pour intérêt de sédentariser les commerçants mais également de les intégrer dans le tissu économique de leur localité.

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