Recensement général de la population et de l’habitat 2014: Lahlimi veut contribuer à la réforme de la formation professionnelle

Recensement général de la population et de l’habitat 2014: Lahlimi veut contribuer à la réforme  de la formation professionnelle

Ces interrogations se chiffrent à environ 68.700 questions et ont trait à 892 professions à l’instar de celle de menuisier/ serrurier. Une codification, dans ce sens, permettrait de compléter les résultats et d’atteindre un objectif crucial.

Prochaines étapes

«Contribuer à la réforme de la formation professionnelle », précise Ahmed Lahlimi Alami à propos des objectifs escomptés suite au RGPH en rappelant l’existence de 650 branches d’activités et de 1.638 diplômes. «C’est un travail sur lequel une équipe se penche en attendant de fournir quelques éléments d’ici la fin d’année à propos de la réforme de l’éducation et la formation professionnelle», enchaîne-t-il en détaillant qu’une étude est consacrée à 70.000 familles pour identifier l’impact de l’enseignement préscolaire sur le profil des individus. Il sera également question de se pencher sur les dimensions multiples de la pauvreté, outre le logement, le handicap, l’emploi, le niveau d’éducation et les disparités sociales entre autres.  

Ralentissement de l’accroissement démographique

Après s’être prononcé sur les perspectives escomptées par le HCP, M. Lahlimi a livré des données chiffrées ayant résulté du RGPH 2014. Il en ressort que le taux d’accroissement annuel moyen de la population a baissé de 1,35% entre 1994 et 2004 à 1,25% entre 2004 et 2014. Le taux d’accroissement de la population urbaine est de 2,1% pour la période 2004- 2014, tandis que celui de la population rurale est de -0,01%. Le taux d’urbanisation a franchi le cap des 60%, résultat de l’exode rural, du reclassement de certaines localités rurales et de l’extension du périmètre urbain.
 
Baisse du taux d’analphabétisme

Outre la baisse de la dynamique démographique, le taux d’analphabétisme a enregistré la même tendance de 18,7% en 2014 pour s’établir à 32% contre 43% en 2004. Ainsi, le Maroc compte, en 2014, 8,6 millions d’analphabètes contre 10,2 millions en 2004. «Ce recul a été plus marqué en milieu rural et parmi les hommes», enchaîne M. Lahlimi. En détail, ce taux a baissé, entre 2004 et 2014, de 6,9% en milieu urbain et de 21,2% en milieu rural. De même, il a reculé de 17,5% pour les hommes et de 14,6% pour les femmes. Toutefois, le taux d’analphabétisme demeure, tout comme en 2004, plus élevé en milieu rural (47,7%) qu’en milieu urbain (22,2%) et parmi les femmes (41,9%) que parmi les hommes (22,1%). Quant au taux de scolarisation des enfants de 7 à 12 ans, il a nettement progressé durant la dernière décennie passant de 80,4 % en 2004 à 94,5% en 2014.

Population vieillissante

La part des personnes âgées de 60 ans et plus a augmenté à 9,6% en 2014 contre 8,1% en 2004, avec une hausse relative de 35% durant la période intercensitaire. Par région, le vieillissement est plus important à Beni-Mellal-Khénifra avec 10,6%, l’Oriental (10,3%) et Fès-Meknès (10,2%). Aumoment où il enregistre une faible concentration dans les régions Eddakhla-Oued-Eddahab (3,5%) et Laâyoune-Sakia El Hamra (5,4%). Par contre, la part des jeunes de moins de 15 ans a reculé de 31% en 2004 à 28% en 2014. Cette tendance s’explique, selon le haut-commissaire au plan, par la baisse de la fécondité.
 

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