Réchauffement climatique, COP21, COP22: Et le Maroc dans tout ça ?

Réchauffement climatique, COP21, COP22: Et le Maroc dans tout ça ?

Cette 21ème conférence des parties se donne l’ambitieux objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de façon à maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C. Elle sera également l’opportunité de faire le point sur les obligations de chaque pays et de nouer de nouveaux engagements. Le Maroc, bien que très petit émetteur de gaz à effet de serre, est loin d’être épargné  de cette menace climatique et aura, lui aussi, des comptes à rendre.

Le dernier rapport publié en novembre par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les risques climatiques et leurs conséquences sur la santé est, le moins qu’on puisse dire, alarmant. Ce document qui tente d’évaluer la mortalité liée au réchauffement climatique d’ici 2030 indique que pour ce qui est du Maroc et en l’absence d’initiatives limitant ce phénomène, elles seront plus de 300.000 personnes à en subir directement les effets tous les ans.

A noter dans ce sens que le total des émissions du Royaume en termes de gaz a été, en 2012, de 100,547 millions de tonnes en CO2. Devant ce constat, plusieurs ONG et institutions se sont mobilisées, depuis des années déjà, afin de sensibiliser les gens et à les inciter à être «éco-responsables». Une tâche bien difficile dans un Maroc où la notion environnementale commence à peine à trouver place. Il s’agit, entre autres, d’AXA Assurance Maroc qui, pour la semaine de la RSE organisée annuellement, a choisi de rejoindre le combat du moment et d’œuvrer pour l’environnement.

«A quelques semaines seulement de la COP21, AXA Assurance Maroc a participé au Festival de l’écologie avec une «classe écolo» au profit d’une centaine d’enfants de collaborateurs (de 7 à 12 ans) contre 15 l’année précédente. Au menu, manipulation de matières naturelles, jardinage à volonté… autant d’actions visant à augmenter la sensibilité des enfants par rapport aux problématiques environnementales et en faire un relais percutant dans leur famille», apprend-on auprès de la filiale marocaine du groupe Axa qui n’est pas à sa première initiative dans ce sens.

Se tient en effet actuellement du 16 novembre au 15 décembre, un cycle d’ateliers, expositions et de conférences dans le cadre de l’événement «Le climat change, et nous?» co-organisé par AXA Assurance Maroc, l’Institut français de Casablanca et l’ONG Planète Citoyenne. Seulement voilà, des actions à petite échelle peuvent-elles réellement avoir de l’impact? Selon les professeurs et spécialistes participant à cet évènement pour explorer un éventail de solutions dans ce sens, la réponse serait affirmative. Par ailleurs, bien que la responsabilité de ces changements climatiques puisse être adossée à certaines puissances mondiales plus que d’autres, la problématique reste planétaire.

Depuis le début de l’ère industrielle, les effets du changement climatique se matérialisent essentiellement par des températures en hausse. Les études parlent de +0,7°C de hausse depuis le début de l’ère industrielle, +0,9°C au vingtième siècle et prévoient +4,8°C d’ici la fin du siècle si rien n’est fait jusque-là. L’impact de ces variations sur le Maroc est défini comme étant «alarmant». Il se traduit en effet par une hausse globale des températures moyennes annuelles qui atteindront 5 à 7°C sur les zones oasiennes et orientales, 4 à 5°C sur tout le reste du pays et 3 à 4 °C sur le littoral et le Sahara.

Une baisse des précipitations moyennes annuelles sera également remarquée et sera, selon les scientifiques, établie à – 40% sur les zones situées à l’ouest de la chaîne atlasique, et 20% sur le reste du pays. Une pénurie d’eau est également prévue à l’horizon 2020-2030. Ce qui n’est pas sans affecter les rendus du secteur agricole.

«Un accroissement des besoins en eau des cultures irriguées compris entre 7 et 12%  et une réduction des rendements des céréales de 10% en année normale et de 50% en année sèche à l’horizon 2080», précise-t-on. De quoi donner à réfléchir aussi bien sur la responsabilité individuelle des citoyens que sur les priorités des politiques publiques.

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