Réchauffement climatique : Quels seront les impacts au Maroc ?

Réchauffement climatique : Quels seront les impacts au Maroc ?

Alors que la COP23 s’ouvre ce lundi 6 novembre à Bonn (Allemagne), l’Institut royal des études stratégiques (Ires) vient de  publier ses travaux sur le couple «énergie/climat».

Dans son rapport, l’IRES fait état d’une augmentation des températures moyennes annuelles de 0,16°C par décennie depuis le début des années 1960. Le Maroc fait face à une diminution des pluies de printemps de plus de 40% et un accroissement de la durée maximale des périodes sèches de 15 jours. On notera également une intensification des phénomènes extrêmes, notamment les orages, les averses, les vagues de chaleur et de froid et des sécheresses sévères et fréquentes ces dernières décennies. Pour 2050, les perspectives sont inquiétantes. 

Les températures devraient augmenter de +1°C selon les régions à +6°C par rapport à la période 1960-1990. Il est prévu une baisse des précipitations d’environ 20% à 50% en moyenne d’ici la fin du siècle. L’élévation du niveau des mers pourrait entraîner d’ici 2050  la submersion des côtes basses, une érosion côtière qui pourrait à l’horizon 2050 emporter près de la moitié de la superficie des plages (72% à l’horizon 2100). Il faut aussi relever une hausse des températures dans les zones oasiennes de l’ordre de 1 à 2,2 °C, avec une augmentation du nombre de jours de vague de chaleur estivales (de 15 à 25 jours par an).

Par ailleurs, l’IRES rappelle que le Maroc s’est engagé dans le cadre de la COP21 à réduire ses émissions de gaz à effet de serre en 2030 de 32% . L’Institut estime que cet engagement ne sera atteint qu’à condition que le Maroc ait accès à de nouvelles sources de financement et un appui additionnel par rapport à celui reçu au cours des dernières années, dans le cadre d’un nouvel accord contraignant sous l’égide de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. L’effort que le Maroc devra consentir pour cette ambition nécessite un investissement global de 45 milliards de dollars dont 35 milliards sont conditionnés par un appui international grâce aux nouveaux mécanismes de la finance climat dont le Fonds vert pour le climat.

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