Recherche : L’évaluation en débat

En dépit de l’importance de l’évaluation dans la carrière professionnelle des enseignants universitaires, seul compte pour les responsables, l’approbation des grilles d’évaluation.
Bien entendu, abstraction faite des degrés de rejet de cette procédure, il n’en demeure pas moins important de signaler son importance et sa nécessité même pour la mobilité des enseignants du supérieur, le développement de leur profession et de leur environnement, et le règne de la transparence et de la clarté en ce qui concerne la question de la promotion professionnelle.
De surcroît, l’évaluation constitue un des mécanisme de gestion et de fonctionnement à laquelle revient la Commission scientifique dans toute opération de promotion, conformément aux dispositions des articles 22 et 23 de la loi 01, 00 régissant l’enseignement supérieur.
Bien entendu, le principe du quota adopté, à cet effet, ne concorde nullement avec celui de l’évaluation. Il est, donc, clair que son application est tributaire de la disponibilité des postes budgétaires et a pour objectif d’entraver la procédure de la promotion en fonction des compétences.
Pour redresser cette situation, des universitaires membres du Syndicat national de l’enseignement supérieur ( SNESup) proposent la révision du statut de base des enseignants chercheurs, à travers l’adoption du régime des cadres PES ( Professeur de l’enseignement supérieur) et P.H. (Professeurs habilités), et ce en raison des fonctions de chacune de ses deux catégories. Dans le même ordre d’idées, il est préconisé de mettre un terme au système des quotas et de veiller à l’adéquation du nouveau système avec les exigences de la promotion à travers les « grilles d’évaluation».
En outre, il est question d’une révision globale et profonde des indemnités allouées selon les fonctions exigées et d’annuler les taxes sur la recherche scientifique. Ces taxes qui peuvent absorber jusqu’à 44 % du salaire, ce qui bloque toute motivation et possibilité d’incitation à la recherche et au progrès scientifique.
Enfin, il convient, selon cette logique et comme le confirme l’universitaire Driss Kasouri, de mettre en place une grille d’évaluation spécifique à chaque Faculté, institut ou établissement supérieur ; sinon il faudrait tenir compte de toutes ces remarques lors de l’unification de la grille des salaires.
Mais encore faut-il que ces mesures de réglages soient opérationnelles, notamment en ce qui concerne l’élévation des points d’évaluation consacrés à la recherche scientifique et à l’encadrement, En accordant, dans un premier temps, plus d’intérêt à l’enseignement et en évitant d’insérer dans la grille des quotas les responsabilités para-pédagogiques, comme c’est le cas pour la représentativité au Parlement, et certaines missions administratives rémunérées. Bien entendu, la grille d’évaluation en vigueur, ne fait, selon ses adversaires, que consacrer la division entre les Facultés et Universités et la discrimination entre lres différentes catégories professionnelles universitaires. En outre elle entame le processus des réformes et n’incite guère à la recherche scientifique.

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